jeudi 19 juillet 2018

Les larmes rouges - Tome 1 : Réminiscences

Auteur : Georgia Caldera

Édition : J'ai lu (site)

Pages : 761

Prix : 10,90 €

Public : Adulte

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Résumé :

Après une tentative désespérée pour en finir avec la vie, Cornélia, 19 ans, est assaillie de visions et de cauchemars de plus en plus prenants et angoissants.
Elle se retrouve alors plongée dans un univers sombre et déroutant, où le songe se confond à s'y méprendre avec la réalité.


L'AVIS DE LA TORTIONNAIRE :


Commencer après une panne de lecture de plusieurs mois un pavé pareil, et en plus d'un auteur dont j'avais déjà abandonné un livre, n'était pas l'une de mes meilleures idées. Si on n'accroche pas très vite et qu'en plus le style est lourd, un pavé peut vite devenir décourageant, et c'était ma principale crainte en démarrant, notamment vu les échos que j'ai eu sur un style travaillé (entre travaillé et lourd et pompeux, la ligne est parfois très fine).

Et pourtant, j'en fus la première surprise, mais je suis entrée très rapidement dans le récit et je n'ai pas traîné pour le finir.
Notamment grâce à un attachement immédiat à l'héroïne et à une totale empathie envers elle. Ses tourments, le fait qu'elle veuille moins en finir avec la vie qu'avec un mal-être permanent et une profonde solitude, mais aussi parce qu'elle ne se voit plus aucun avenir. Ses souffrances m'ont vraiment parlé.
Ses réactions tout au long du roman sont en outre sensées et réalistes (et en fantastique, ce n'est pas souvent le cas !). Il n'y a que sur la fin qu'elle devient bien trop girouette à mon goût et trop sentimentalement dépendante. Cela dit, malgré ces deux points négatifs, j'ai globalement bien apprécié Cornélia.

Du côté de la découverte du monde fantastique, j'irais presque jusqu'à dire qu'on approche de la perfection. Bien trop souvent dans les romans fantastiques l'acceptation du surnaturel est trop rapide et irréaliste. Ici, l'introduction de cet univers est menée d'une main de maître. On est au top de la crédibilité puisque les découvertes que fait Cornélia engendre chez elle des réactions saines et humaines.
D'autant que ce qu'elle découvre est loin d'être glamour. Si la façade est belle et parfaite, c'est pour mieux camoufler le glauque et l'horreur. L'univers présenté est sombre et gothique, et l'auteur ne prend pas de gants, ni le lecteur ni Cornélia ne sont épargnés. L'ambiance lugubre est particulièrement réussie dans ce roman.

Si l'intrigue ne contient pas vraiment d'action à proprement parler, l'auteur a su mener sa barque et maintenir une vraie tension au travers des scènes angoissantes voire gores vécues par Cornélia.
Et le tout sans nous frustrer en nous maintenant dans le noir, l'auteur dévoilant à chaque chapitre une nouvelle information, que ce soit à travers des souvenirs ou au moment présent, et ce tout au long de l'histoire. En tant que lecteur, on a donc toujours un morceau de plus au tableau de l'intrigue au fur et à mesure de notre avancée, ce qui aide aussi à accrocher. Tous les morceaux s'imbrique petit à petit pour nous permettre d'assembler le puzzle de l'intrigue.

Concernant la romance, je craignais de tomber sur une romance malsaine, comme ce fut le cas dans un roman du même auteur que j'ai fini par laisser tomber, mais heureusement ce ne fut pas le cas ici. Tout comme l'intrigue, la romance est menée avec intelligence et crédibilité.
Le personnage masculin, bien qu'au premier abord très froid, se révèle être une vraie bouée de sauvetage pour une Cornélia qui se sent bien seule. Il est bon et attentionné derrière une apparente froideur, et leur histoire est menée comme j'aime. Il n'y a a pas de coup de foudre, Henri devenant d'abord un ami précieux pour Cornélia. Il faut dire qu'en approximativement huit cents pages, l'auteur a de quoi construire une belle amitié et plus si affinités. D'autant que l'auteur ne se concentre que sur eux deux, ce qui est un avantage de taille pour développer une relation sans précipitation. Moi qui suis relativement difficile, leur histoire m'a paru réaliste.
Les seuls bémols sont qu'Henri aime souvent se flageller et a parfois avec Cornélia un comportement un peu paternaliste que je n'apprécie pas beaucoup, surtout que sur la fin, la jeune femme me paraît un peu trop dépendante de lui. Enfin, encore une fois, sans originalité, le héros masculin est plus âgé. Mais bon, si l'histoire est bien menée, ce détail m'embête moins.

En revanche, si dans ce premier tome cela ne m'a pas manqué, j'espère que la suite apportera de nouveaux personnages importants, ou tout du moins pas cantonnés à des souvenirs. En effet, si le fait d'être centré uniquement sur Cornélia et Henri dans ce premier tome est un avantage pour la crédibilité de leur relation, je ne pense pas que les tomes suivants puisse se concentrer encore uniquement sur eux. Ça risquerait de devenir lassant. Donc j'espère voir du monde qui soit important et attachant dans la suite.

Quant au style, que je craignais lourd et alambiqué, il ne l'est finalement pas du tout. L'écriture est certes travaillé et plutôt descriptive mais elle reste d'une étonnante fluidité. C'est passé comme une lettre à la poste, et heureusement vu le pavé !

EN BREF :

Un bon gros pavé qui se lit comme un rien grâce à un style équilibré, à une héroïne attachante et sensée, à une intrigue mystérieuse dévoilée pièce par pièce dans un univers gothique à souhait, et à une romance menée avec brio. Reste tout de même un Henri quelque peu paternaliste et une Cornélia trop dépendante de lui. J'émets également quelques doutes sur la suite si celle-ci reste encore uniquement centrée sur Henri et Cornélia sans autres personnages importants autour.


JAUGE DE LA TORTIONNAIRE :


LA TORTIONNAIRE VOUS EN DIT PLUS...

  • Ce livre est le premier tome d'une trilogie.
  • Le tome 2 Déliquescence et le tome 3 Quintessence sont déjà disponible chez J'ai lu ou aux Éditions du Chat Noir.
  • En poche, chez J'ai lu, le tome 1 a été divisé en deux parties : le tome 1 Réminiscences et le tome 1.2 Rémanence.

vendredi 29 juin 2018

L'Empire de sable

Auteur : Kayla Olson

Édition : R (site)

Pages : 478

Prix : 17,90 €

Public : 12 ans et +

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Résumé :

Une page s'est tournée dans l'histoire de l'humanité depuis que les dérèglements climatiques ont rendu la plus grande partie du globe inhabitable. Puis a eu lieu la révolution orchestrée par les Loups, un puissant groupe armé. Ce jour-là, ils ont pris le pouvoir. Ce jour-là, ils ont tout pris à Eden, qui n'a rien vu venir. La voilà désormais détenue dans un camp de travail sous haute sécurité. Son seul espoir ? Gagner l'île de Sanctuary dont lui a parlé son père, le dernier territoire encore neutre. Mais quand Eden parvient finalement à y accoster avec d'autres évadés, l'île se révèle encore plus dangereuse que leur précédente prison...


L'AVIS DE LA TORTIONNAIRE :


Débuté avec envie, surtout grâce à sa comparaison avec Lost, série que j'adore, mais aussi parce que les droits cinématographiques ont déjà été acquis et promettait donc un roman avec un gros potentiel.

Les débuts ont pourtant été plus que compliqués. Je n'accrochais pas du tout et ai seulement poursuivi dans l'espoir que ce soit meilleur.
J'ai eu surtout du mal avec le coup des riches contre qui les pauvres se sont retournés, ce qui donne une société où les méchants pauvres martyrisent les gentils riches. C'est ce qui m'a totalement empêché d'éprouver de l'empathie envers l'héroïne.
D'autant qu'une bonne partie du roman se déroule avec uniquement le groupe de quatre filles à suivre. Et les deux seules filles qui ne viennent pas d'un milieu privilégié soit disparaissent rapidement de la circulation, soit sont antipathiques au possible. Et comme on a quand même une bonne partie du roman à passer uniquement avec ces quatre filles, j'ai eu beaucoup de mal à trouver la motivation d'avancer dans ma lecture.

Un regain d'intérêt à pointé le bout de son nez lorsque de nouveaux personnages sont arrivés dans le récit. Un regain qui est malheureusement vite redescendu... Encore une fois, les rares personnages qui m'ont tapé dans l’œil ou qui paraissaient avoir de l'intérêt sont relégués au second plan.
Le point de vue de l'héroïne est pour moi l'une des plus grosses erreurs de ce roman. Avoir plusieurs points de vue aurait permis d'approfondir les protagonistes et de rendre donc l'histoire plus intéressante et plus complexe. Rien que  le fait d'avoir plusieurs narrateurs aurait rendu ce roman vraiment bien meilleur !

Ajoutons à cela que la romance est mal amenée et sans surprise. On la voit arriver à cent mille kilomètres tellement c'est déjà-vu... Il n'y a aucune alchimie, aucune profondeur, et cette romance semble être là pour être là, parce qu'il en faut bien une. Ce n'est que du decorum. Qui plus est, l'héroïne et le garçon concerné manquent affreusement de charisme.
Alors que juste à côté, deux personnages secondaires, même en étant à l'arrière-plan, partageaient une histoire avec potentiellement plus de profondeur et de complexité. C'est eux qu'il aurait fallu mettre en avant, car leur superbe potentiel est totalement gâché par leur mise au second plan. À cause de l'unique point de vue d'Eden, ils n'ont aucune place dans le récit et c'est pour moi la seconde grosse erreur du roman.

Le plus gros coup de massue est arrivé alors que je parvenais enfin presque au bout du roman. C'est à ce moment-là que j'ai appris, par hasard, qu'en fait  je ne lisais pas le premier tome d'une saga. Je ne sais pas pourquoi je pensais d'office qu'il y aurait une suite, mais apprendre ça après la lutte que cette lecture a été pour moi m'a complètement bloqué. Jusqu'à ce que j'apprenne ça, je lisais quand même avec l'idée qu'éventuellement une suite pourrait corriger au moins une partie des défauts. Sauf que non. Ce roman m'apparaît donc d'autant plus incomplet, notamment et surtout dans le traitement des personnages. Or, si je peux accepter une histoire moyenne avec de très bons personnages, l'inverse est pour moi impensable. Les protagonistes sont l'âme d'une histoire.

Du côté de l'intrigue,  ce fut une grosse déception également. C'est finalement très terre à terre et je m'attendais à autre chose, à un univers plus mystérieux. Mais il est finalement uniquement question de nouvelles technologies.
La conclusion est en outre trop précipitée, bâclée. Pour moi, ce n'est pas une fin digne de ce nom, c'est bien trop incomplet.

EN BREF :

Mes attentes n'ont pas été comblées concernant l'intrigue et ce roman regorge de trop de faiblesses pour moi, surtout dans le développement inexistant des personnages. Les rares personnages rayonnant d'un éventuel potentiel sont relégués à l'arrière-plan, à l'instar de tous les autres mis à part l'héroïne et son love interest...


JAUGE DE LA TORTIONNAIRE :


Merci à la collection R de m'avoir permis cette lecture !

lundi 25 juin 2018

La Conspiration - Tome 3 : Les confins du monde

Auteur : Maggie Hall

Édition : R (site)

Pages : 392

Prix : 17,90 €

Public : 12 ans et +

Commander le livre : sur Amazon

Résumé :

Le Cercle des Douze n’est finalement pas ce à quoi s’attendait Avery… Mais elle aussi a de quoi les surprendre. Depuis la mort de sa mère, Avery se retrouve encore plus dépendante de Stellan et de Jack. Pris dans une toile de trahisons et d’attirance fatale, tous trois doivent désormais unir leurs efforts pour enrayer la plus dangereuse conspiration que le monde ait jamais connue.
De Jérusalem à Rome en passant par la Russie, du froid glacé des catacombes à la chaleur des flashs des paparazzis, Avery West va devoir affronter son destin, qu’il soit placé sous le signe du salut… ou sous celui de la destruction.


L'AVIS DE LA TORTIONNAIRE :


Attention : risque de spoilers sur les tomes précédents !

Dire que j'avais hâte de retrouver Stellan (mon chouchou de cette trilogie !) serait un euphémisme. Cela dit, je crains toujours que le dernier tome d'une saga soit raté et de quitter donc une série que j'apprécie sur un goût amer. C'est vraiment le pire qui puisse arriver...

En premier lieu, je dois avouer que l'intrigue m'a moins intéressé que les personnages. Mais mon désintérêt vient surtout du fait que l'univers se soit révélé vraiment cartésien, ce à quoi je ne m'attendais pas en commençant cette trilogie. Cela dit, de mon point de vue, cette conclusion se focalise plus sur la psychologie des héros, ce qui, me concernant, me va très bien.
En revanche, j'apprécie toujours les scènes d'action et les voyages ! Je n'ai également pas vu la révélation de fin arrivée. Une totale surprise ! De même concernant les secrets bien gardés de plusieurs personnages... De ce côté-là, c'est réussi !

Dans ce dernier tome, l'auteur s'attarde encore plus sur les différentes personnalités et en particulier sur la manière dont chaque personnage compose avec les évènements traumatisants qu'ils ont vécu. Les faiblesses et les failles des personnages sont mises en avant et l'auteur prouve que de ces failles peuvent naître des forces.

Avery m'a fait un petit peu peur au début, je dois avouer. Elle donnait une image dure et froide et je ne la reconnaissais pas. Mais on comprend vite que c'est sa façon de gérer les évènements horribles du tome précédent. Elle se coupe émotionnellement.
Son évolution depuis le premier tome est vraiment bien gérée. L'auteur va au fond des choses. Avery ne peut pas avoir vécu tous ces évènements et rester la même. Ce qu'elle a vécu a eu un énorme impact sur elle. Comment pourrait-il en être autrement ? L'Avery du début n'est plus là. Elle a mûrit, fait la part des choses, sait ce qu'elle ne veut plus. C'est très bien amené et surtout très agréable.
L'auteur a fait de son héroïne une personne humaine dotée d'une personnalité travaillée qui la rend totalement réaliste. Avery reste une jeune femme normale, ni super-héroïne, ni guerrière invincible, ni midinette. J'ai d'ailleurs adoré qu'Avery admette apprécié être dans une position qui lui donne du pouvoir, elle n'est pas idéalisé et ça la rend beaucoup moins naïve. Même si elle ne compte pas se servir de son pouvoir avec de mauvaises intentions, elle aime sa position.

Stellan est tout aussi bien travaillé. Il est bardé de cicatrices à l'intérieur comme à l'extérieur. J'adore les failles de ce personnage ! Bon, après, je n'argumente même plus sur lui, c'est mon chouchou et je l'ai bien suffisamment encensé dans les chroniques des tomes précédents.

De fait, le duo d'Avery et Stellan est toujours aussi magique. En voilà une romance bien menée ! Toute en évolution encore dans ce dernier tome. Que j'adore les deux personnages indépendamment ne gâche rien.
Ces deux-là ont une relation saine où chacun fait attention aux envies de l'autre. Avery est loin de jouer les énamourées naïve et mièvre qu'elle était avec Jack dans le premier tome. La relation que partage Avery et Stellan est tout sauf cul-cul la praline (ah ça, c'est pas platonique, c'est chaud bouillant même !) et au fil du temps on peut constater le sérieux et la solidité de ce qu'ils partagent. Ils se comprennent sans avoir besoin de se parler, ont envie des mêmes choses et partagent des valeurs communes. Un couple plus que crédible en somme.
Et, l'ingrédient magique pour une romance réussie : le temps. Voilà l'essentiel pour créer un attachement crédible entre deux personnages, ce que semble avoir bien compris l'auteur. Les personnages ne s'engagent pas avant d'être sûr

Les autres personnages ont aussi leur place et les liens entre eux ne se démentent pas. Les épreuves sont là, les disputes aussi parfois car il est nécessaire de crever les abcès, mais leur amitié est solide. Même si je trouve que certains manquent un peu de consistance, dû à une présence trop faible.
L'auteur a mis également un point d'honneur à faire de ses antagonistes des humains qui ont aussi leurs bons côtés (l'Enfer est pavé de bonnes intentions comme on dit...). Le 100% méchant n'existe pas. Le 100% parfait non plus.

EN BREF :

Excellent final d'une saga où l'auteur a su faire évoluer et grandir des personnages à la psychologie bien travaillée, ce qui s'est encore plus que confirmé dans ce dernier tome. Une conclusion qui propose en outre encore des surprises et une romance menée toujours avec autant d'intelligence. L'intrigue cartésienne a cependant moins remporté mon adhésion, heureusement l'action est bien présente.



JAUGE DE LA TORTIONNAIRE :


Merci la collection R pour ce final !


LA TORTIONNAIRE VOUS EN DIT PLUS...

dimanche 17 juin 2018

Les clans Seekers - Tome 3 : Distorseur

Auteur : Arwen Elys Dayton

Édition : R (site)

Pages : 409

Prix : 18,90 €

Public : 15 ans et +

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Résumé :

Toute sa vie, Quin a été la marionnette de son père, qui en a fait une tueuse afin que le pouvoir reste aux mains de leur famille. À peine libérée de son emprise, voilà qu’elle se retrouve piégée à nouveau, otage d’un complot fomenté depuis des siècles. Toutes les pièces en sont désormais en place : l’esprit du meilleur ami de Quin, Shinobu, est corrompu ; son ennemi juré, John, s’est allié avec la Jeune Effraie, et les Veilleurs, assoiffés de sang, sont éveillés un à un.
Plus rien ne peut arrêter la force du temps.
Mais Quin refuse d’être un simple pion. Elle est une Seeker. Elle incarne la lumière dans un monde de ténèbres. Elle affrontera la vengeance venue du passé même si elle doit y perdre la vie.


L'AVIS DE LA TORTIONNAIRE :


Attention : risque de spoilers sur les tomes précédents !

Ma lecture du tome précédent remontant à quand même un petit moment déjà, j'avais un peu peur d'être perdue, l'univers étant plutôt complexe et original. Cela dit, j'avais quand même hâte de connaître le destin de mon duo chouchou, John et Maud !

J'ai été en définitive plutôt épatée par ce dernier tome ! Je ne m'attendais pas du tout à ce que l'auteur explore autant son univers ! Et j'en ai été plus que ravie !
Toutes les questions que l'on pouvait se poser sur les Seekers et les Effraies, ce qui pouvait nous paraître illogique dans les tomes précédents, tout trouve une réponse dans cet ultime tome, notamment à travers les chapitres de Quin, ce qui m'a rendu son point de vue beaucoup plus intéressant (étant donné que Quin m'a toujours très moyennement intéressé). L'origine des Seekers, des Effraies, de leurs équipements, on sait tout une fois ce tome-ci terminé. Et il est toujours agréable de voir une trilogie bien conclue par son auteur.

La manière dont sont fournies les réponses est de plus très addictive. J'ai adoré devoir avancer à tâtons, nourrir des doutes au fur et à mesure des indices disséminés. Et si j'ai eu quelques bonnes pistes, je n'ai pas pu deviner toutes l'étendue des révélations avant de les lire, et tant mieux.
Tout cela prouve à quel point l'intrigue est géniale, tous les éléments s'emboîtent et forment une toile logique. Les identités de certains personnages anciens et nouveaux sont dévoilées, leur jeu exposé, et je ne m'étais pas attendue à ça quand j'ai commencé la saga. L'auteur a bien joué son coup !
On voit tout de suite que l'auteur n'a pas improvisé et que son univers a été créé d'un bout à l'autre avant de se lancer dans l'écriture.

Comme dans le tome précédent, j'ai adoré tout particulièrement suivre John et Maud. Maud s'ouvre de plus en plus à son humanité et John mûrit et remet en question ce qui l'entoure et ce dans quoi il a été élevé. Ce duo de plus en plus proche au fil des pages est toujours aussi parfait et complémentaire. Et tellement inattendue lorsqu'on a lu uniquement le premier tome.
Les chapitres concernant Nott et Shinobu m'ont beaucoup moins intéressé en revanche. Nott balance entre bien et mal en permanence tandis que Shinobu ne fait que souffrir tout au long de ce dernier tome.

L'épilogue quant à lui est parfait pour une fin de saga. Revoir les personnages quelques années plus tard et avoir un aperçu de ce qu'ils deviennent est exactement ce que je souhaite lire dans un épilogue. J'aurais aimé que deux personnages soient montrés un peu plus loin dans le temps, à un meilleur moment, car cela m'a paru bien froid. Mais à part ce léger bémol, la conclusion de cette saga est parfaite à mes yeux.

EN BREF :

Je garde de cette saga un univers original et inventif, des personnages humains, complexes et capables d'évolution. Une trilogie mature où tout n'est pas blanc ou noir et à l'univers souvent dur et sans concessions. Cette conclusion propose en plus un univers exploré et exploité de fond en comble, ce qui est le gage d'un dernier tome réussi. La boucle est bouclée. Une saga à recommander !


JAUGE DE LA TORTIONNAIRE :


Merci à la collection R !


LA TORTIONNAIRE VOUS EN DIT PLUS...

mardi 13 février 2018

Les Portes du paradis

Auteur : Melissa de la Cruz

Édition : Wiz Albin Michel (site)

Pages : 377

Prix : 13,50 €

Public : 15 ans et +

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Résumé :

Londres. Lieu de la confrontation à mort entre sang-bleu et sang-d'argent
Si la bataille est inévitable, les deux camps ignorent ce qui la déclenchera.
Plus que le combat, Theodora craint de se retrouver face à son grand amour et de perdre la guerre. Sans imaginer une seconde que, dans cette lutte sans merci, les deux sont liés...


L'AVIS DE LA TORTIONNAIRE :


Attention : risque de spoilers sur les tomes précédents !

Voilà une éternité que cet ultime tome de la saga Les Vampires de Manhattan traîne dans ma bibliothèque. De fait, j'avais un peu peur d'être complètement perdue voire de ne plus apprécier autant cette saga commencé il y a des années. Mais bon, il fallait bien la finir un jour ou l'autre.

Si j'en doutais, c'est finalement avec un immense plaisir que j'ai replongé dans l'univers de cette saga. Utiliser les anges et l'histoire biblique pour expliquer l'existence des vampires me paraît toujours aussi ingénieux, original et intéressant.

Ce dernier tome, à travers des chapitres passés du point de vue de la mère de Théodora, s'attèle à raconter comment Bliss est venue au monde. Forcément, cela fait un moment qu'on se demande comment Lucifer et Allegra ont pu avoir un rejeton ensemble au vu de leurs antécédents...
À côté de ces flashbacks, on suit encore Mimi (toujours aussi géniale !) et Théodora (dont je me fiche comme d'une guigne). Mimi est toujours égale à elle-même, toujours dotée de son sacré caractère et reste mon personnage favori. D'ailleurs, en toute honnêteté, seuls les chapitres flashbacks et ceux concernant Mimi m'ont vraiment accroché. À vrai dire, je crois que je pourrais lire un tome entier rien qu'avec le point de vue de Mimi.

Cela dit, une surprise est venue de Théodora. Elle qui m'agaçait continuellement dans les tomes précédents, je l'ai trouvé ici relativement supportable. Peut-être parce que Jack n'est pas dans les parages... Ce qui l'empêche du coup de jouer les amoureuses tragiques. Toujours est-il que Théodora prend ici les devants, elle est beaucoup plus mûre dans son comportement et ses décisions (le temps passe en même temps !), elle découvre sa famille et - chose ô combien surprenante - ne place pas sa romance avec Jack au-dessus de tout. C'est une décision qui m'a surprise positivement.  En revanche, les fans du couple Jack/Théo risquent d'être déçus puisqu'ils n'apparaissent ensemble qu'à la toute fin (honnêtement, je m'en fous complètement vu que ces deux-là ne m'ont jamais intéressé).
Mimi et Kingsley apparaissent, eux, plus souvent, mais les circonstances n'aidant pas (rappelons que Mimi est forcée de servir Lucifer), ce n'est pas assez à mon goût. Cela dit, je les adore toujours autant ! Aucun n'a l'ascendant sur l'autre, ils forment un duo à la fois explosif et équilibré. Ils sont égaux et c'est le genre de relation qui fait plaisir à voir.
Le personnage d'Oliver me laisse par contre un goût amer. Je ne l'ai plus reconnu et la conclusion le concernant me laisse on ne peut plus perplexe. Je ne comprends pas ce virage à 180 degré de sa part et c'est pour moi une immense déception. Où est passé le jeune homme gentil et loyal ? 

Avant de lire ce dernier tome, j'avais lu le recueil de nouvelle Bloody Valentine qui m'a bien servi pour comprendre Oliver (en partie en tout cas...), mais le plus nécessaire est sans doute de lire le spin-off sur Bliss et les loups. Que je n'ai pas lu. Et j'aurais dû. Certains éléments de l'intrigue côté Bliss restent très flous à mes yeux. Même si l'auteur place quelques rapides explications, on sent tout de suite qu'on a manqué un gros pan de l'histoire. Le point de vue de Bliss m'a donc moins intéressé et je n'ai pas pu m'attacher aux personnages qui l'accompagnaient ni comprendre comment elle est entrée dans leur meute. La lecture de ce spin-off me paraît donc nécessaire avant de commencer ce dernier tome.

L'intrigue tourne en outre pas mal en rond, du côté de Bliss et Théodora en particulier (même si l'auteur maîtrise toujours à la perfection les cliffhangers à chaque chapitre, dur de ne pas lire le suivant à chaque fois...). Un pas en avant et deux pas en arrière pourrait être le credo de ces chapitres. Ça piétine et quand Théodora prend le temps d'aller voir sa famille qu'elle ne connaît pas alors que la guerre est aux portes du monde, j'ai l'impression qu'on se paie ma tête. Ce moment est totalement incongru. On pourrait même croire que l'auteur meuble.
Quant à l'affrontement final que j'attendais fébrilement, c'est un soufflé qui gonfle, qui gonfle et puis pschiiiiiiitt ! Tout se dégonfle pitoyablement. Deux pages ! Une bataille pas du tout décrite, du coup des morts constatées après coup qui ne touchent pas. Je suis très déçue. J'en attendais beaucoup plus. J'ai eu l'impression que l'auteur a un peu esquivé une partie qu'elle ne se sentait peut-être pas d'écrire. Mais comme j'adore la fin de Mimi et Kingsley, tout va bien.

EN BREF :

Un univers toujours aussi intéressant mais une partie de l'intrigue nécessite la lecture du spin-off sur Bliss pour une meilleure compréhension (voire une compréhension tout court). Mimi est toujours aussi géniale et restera parmi mes personnages favoris. En revanche, l'affrontement final est totalement bâclé et si le sort de Mimi et Kingsley (le plus important à mes yeux) me convient parfaitement, certains personnages connaissent des fins décevantes.


JAUGE DE LA TORTIONNAIRE :


LA TORTIONNAIRE VOUS EN DIT PLUS...

samedi 27 janvier 2018

La Passe-miroir - Tome 1 : Les Fiancés de l'hiver

Auteur : Christelle Dabos

Édition : Gallimard Jeunesse (site)

Pages : 519

Prix : 18 €

Public : 12 ans et +

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Résumé :

Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l'Arche d'Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d'un complot mortel.


L'AVIS DE LA TORTIONNAIRE :


Si je me souviens bien (ce qui n'est pas toujours le cas...), j'ai survolé ce premier tome lorsqu'il était disponible à la lecture en tant que participant au concours premier roman Gallimard. C'est d'ailleurs le seul que je suis allée lire car c'était le synopsis le plus intéressant à mes yeux. Après, le roman étant disponible uniquement en ligne et la lecture sur PC étant une horreur pour mon crâne, je n'avais fait que le survoler. Heureusement, j'ai été ravie d'apprendre à la fin du concours que ce roman avait gagné ! Bref, tout ça pour dire que, même si j'ai mis longtemps à l'acquérir, cet achat était prévu depuis belle lurette.

Dès le premier chapitre, ce qui saute immédiatement aux yeux c'est : l'univers. L'imaginaire sans limite de l'auteur a concocté un monde aux multiples influences. Harry Potter et Miyazaki font parti entre autres des noms qui m'ont traversé l'esprit. Un bon point qui m'a rappelé l'une de mes récentes lecture Enfant du Chaos d'Eva Simonin.
J'ai apprécié en particulier les influences historiques de l'univers, que ce soit au niveau des costumes, des décors et des mœurs. Le Pôle est d'ailleurs une arche de faux-semblants, de tromperies et de manipulations jusque dans ses décors. L'univers est une véritable découverte, il est unique en son genre et pousse toujours plus loin les limites de l'imagination.

Du côté des personnages, Ophélie a, en tant qu'héroïne, tout à fait rempli le contrat pour moi. Extérieurement, elle est très fragile, et la pauvre n'y peut pas grand chose, mais elle est dotée d'un mental d'acier. Elle ne parle que très peu, mais si elle doit dire quelque chose elle saura se faire entendre. Discrète, silencieuse, on pourrait la croire à tort soumise et faible de caractère, mais il n'en est rien, et Thorn en fera les frais. J'ai apprécié voir la timidité et la discrétion ne pas être forcément associé à un caractère malléable. Ces deux traits de caractère n'empêche pas d'avoir de fortes opinions. Elle ne parle certes pas à tort et à travers, n'est pas une tête brûlée, mais elle connaît ses valeurs et ne laissera personne les lui enlever.
C'est donc une héroïne comme je n'en ai lu nulle part ailleurs, et ça fait du bien ! Surtout que je m'attache rarement aux héros, mais cette petite Ophélie, je l'aime bien. Je parviens à la comprendre, à m'indigner contre les gens qui la méprisent. Certainement car elle est pourvue de traits de caractère que la société dénigre mais auxquels j'ai pu m'identifier.

Venons-en maintenant au sujet épineux qu'est Thorn (il m'a fallu quelques secondes pour me rendre compte de ce jeu de mots non voulu....). Autant vous avouer que, contrairement à Ophélie, on ne peut pas dire qu'il m'ait fait bonne impression dès le début. Impoli, sec, méprisant et taiseux, on peut dire qu'il en tient une bonne couche ! J'aurais aimé que l'auteur nous fasse quand même un peu rêver ne serait-ce que physiquement (superficialité, bonjour) parce que sa personnalité m'a fait l'effet d'une douche à température négative.
Ce sont dans les moments où il se décompose, où il baisse sa garde que je me suis finalement surprise à l'apprécier. Car ce sont dans ses moments de vulnérabilité (somme toute relative...) que l'on voit l'homme brisé derrière la façade d'acier. La découverte de son passé plus tard dans le roman permet de mieux le comprendre (même si cela n'excuse pas tout !). Sa vie a tout d'un cauchemar, et ce, depuis sa naissance. Il a été forgé dans dans la souffrance et le rejet et cela l'a rendu plus dur qu'un roc.
Malgré des débuts compliqués, j'ai donc fini par apprécié la complexité de ce personnage. Et vu le caractère de Thorn, j'avais peur que celui-ci soit trop silencieux, mais s'il l'est bien au début, il finit par prendre sur lui au fil du roman et par communiquer (même si l'on voit qu'il se fait violence).

Et à mes yeux, la relation entre Thorn et Ophélie est parfaitement bien menée. Voir Thorn perdre ses moyens est un pur délice tant il se montre froid et inflexible la plupart du temps. Et pour une fois le rôle féminin est tout sauf attirée par le rôle masculin. Il est d'ailleurs curieux et surprenant de voir le plus froid des deux éprouver plus de sentiments qu'il ne le voudrait quand l'héroïne n'est pas du tout intéressée et n'en fait pas mystère.
Ce début de romance a dans son évolution un air d'Orgueil et préjugés, ce qui n'est pas du tout pour me déplaire. Bien au contraire. Je regrette simplement que les rencontres ne soient pas plus nombreuses entre eux et de ne pas savoir quand ont commencé à évoluer les sentiments de Thorn à l'égard d'Ophélie. La romance n'en est qu'à ses balbutiements, tout reste à faire, ce qui est parfait pour un premier tome. Leur relation n'est pas envahissante et tout sauf mielleuse. Elle est si discrète que chaque mot, chaque regard, chaque hésitation revêt une importance. Cela dit, l'intrigue ne repose pas non plus sur leur histoire et pourrait tout à faire exister sans.

Concernant les autres personnages, même si certains d'entre eux paraissent simplistes au début (la famille d'Ophélie notamment), l'auteur finit toujours par creuser un peu plus profond et par déterrer des aspects positifs chez chacun. Ce fut le cas par exemple pour la tante d'Ophélie, que je trouvais très superficielle comme personnage au début mais que l'on découvre autrement par la suite.
Chaque protagoniste a deux faces et beaucoup d'habitants du Pôle sont si tordus qu'on ne sait plus quel est leur vrai visage. Personnellement, c'est Archibald que j'aimerais beaucoup découvrir plus avant. Il a tout d'un chapelier fou, mais si l'on creuse, je suis persuadée de trouver un aspect plus profond et sérieux chez lui, et c'est ce qui m'intéresse le plus.
In fine, je suis plutôt satisfaite du traitement des personnages. Certains cachent même si bien leur jeu que je me suis fait bien avoir.

L'intrigue, si elle ne contient pas d'action à proprement parler, est tout de même très addictive. On a plutôt affaire à une intrigue politique tout en secrets, mensonges, manipulations, apparences et assassinats.
Ophélie est plongée dans un bien sombre guêpier à cause de Thorn. La pauvre va en prendre plein la figure. Je me demande encore comment elle réussi à garder sa santé mentale et physique ! Heureusement, même si elle doit se méfier de tout et tout le monde, elle a des personnes sur qui compter.

Narré à la troisième personne, du point de vue d'Ophélie, l'apport d'autres points de vue ne m'a curieusement pas manqué, le roman étant plutôt bien complet (si ce n'est que j'aurais aimé avoir accès à l'évolution des sentiments de Thorn). Et concernant le style, je n'ai rien à redire, c'est un très bon équilibre et une belle façade qui colle à l'univers dévoilé.

EN BREF :

Une héroïne qui sous sa discrétion et ses silences ne s'en laisse pas compter, une relation houleuse qui ne fait que démarrer, un univers unique et surprenant, une intrigue mystérieuse et palpitante et des personnages complexes et ambivalents. Un bon premier tome !


JAUGE DE LA TORTIONNAIRE :


LA TORTIONNAIRE VOUS EN DIT PLUS...

  • Ce livre est le premier tome d'une saga de 4 tomes.
  • Le tome 2 Les Disparus du Clairedelune et le tome 3 La Mémoire de Babel sont déjà disponible chez Gallimard Jeunesse.

lundi 19 juin 2017

C'est lundi ! Quel lisez-vous ? [121]


Rendez-vous hebdomadaire initié par Mallou et repris par Galleanne, on y parle de nos lectures passées, actuelles et de celles à venir.


CE QUE J'AI LU LA SEMAINE DERNIÈRE :

Victorian Fantasy - Tome 1 : Dentelle et nécromancie de Georgia Caldera
Enfin, "lu" c'est vite dit... malheureusement cette semaine c'est encore un abandon... J'espère ne pas commencer une série noire... J'en ai lu 157 pages et malgré l'univers très intéressant et original, je n'ai pas tenu à cause des deux principaux protagonistes, pour toutes les raisons listées ici : https://www.facebook.com/LesVictimesdeKelith/photos/a.166416373421406.42586.153813648015012/1448723818523982/?type=3&theater



CE QUE JE LIS EN CE MOMENT :

Les Portes du Paradis de Melissa de la Cruz
Je me suis dit que vu que mes deux lectures précédentes ont été abandonnées, je n'allais pas tout de suite prendre un pavé (en plus de l'auteur de mon dernier abandon). Du coup, je me suis tournée vers ce dernier tome d'une saga qui traîne depuis très longtemps dans ma bibliothèque.
J'avais peur de ne pas autant aimer qu'il y a quelques années, mais en fait j'ai la surprise de retrouver cet univers passionnant avec plaisir ! J'ai un peu de mal à me souvenir des tomes précédents, mais l'auteur fait plein de piqûres de rappel qui passent toutes seules dans le texte, donc je ne suis pas tout à fait perdue.



MES PROCHAINES LECTURES :

Les Larmes Rouges - Tome 1 : Réminiscences de Georgia Caldera
Je pense retenter un roman de Georgia Caldera, en espérant que cette fois-ci sera la bonne.



BONNE SEMAINE ET BONNE LECTURE À TOUS !
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