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vendredi 29 juin 2018

L'Empire de sable

Auteur : Kayla Olson

Édition : R (site)

Pages : 478

Prix : 17,90 €

Public : 12 ans et +

Commander le livre : sur Amazon

Résumé :

Une page s'est tournée dans l'histoire de l'humanité depuis que les dérèglements climatiques ont rendu la plus grande partie du globe inhabitable. Puis a eu lieu la révolution orchestrée par les Loups, un puissant groupe armé. Ce jour-là, ils ont pris le pouvoir. Ce jour-là, ils ont tout pris à Eden, qui n'a rien vu venir. La voilà désormais détenue dans un camp de travail sous haute sécurité. Son seul espoir ? Gagner l'île de Sanctuary dont lui a parlé son père, le dernier territoire encore neutre. Mais quand Eden parvient finalement à y accoster avec d'autres évadés, l'île se révèle encore plus dangereuse que leur précédente prison...


L'AVIS DE LA TORTIONNAIRE :


Débuté avec envie, surtout grâce à sa comparaison avec Lost, série que j'adore, mais aussi parce que les droits cinématographiques ont déjà été acquis et promettait donc un roman avec un gros potentiel.

Les débuts ont pourtant été plus que compliqués. Je n'accrochais pas du tout et ai seulement poursuivi dans l'espoir que ce soit meilleur.
J'ai eu surtout du mal avec le coup des riches contre qui les pauvres se sont retournés, ce qui donne une société où les méchants pauvres martyrisent les gentils riches. C'est ce qui m'a totalement empêché d'éprouver de l'empathie envers l'héroïne.
D'autant qu'une bonne partie du roman se déroule avec uniquement le groupe de quatre filles à suivre. Et les deux seules filles qui ne viennent pas d'un milieu privilégié soit disparaissent rapidement de la circulation, soit sont antipathiques au possible. Et comme on a quand même une bonne partie du roman à passer uniquement avec ces quatre filles, j'ai eu beaucoup de mal à trouver la motivation d'avancer dans ma lecture.

Un regain d'intérêt à pointé le bout de son nez lorsque de nouveaux personnages sont arrivés dans le récit. Un regain qui est malheureusement vite redescendu... Encore une fois, les rares personnages qui m'ont tapé dans l’œil ou qui paraissaient avoir de l'intérêt sont relégués au second plan.
Le point de vue de l'héroïne est pour moi l'une des plus grosses erreurs de ce roman. Avoir plusieurs points de vue aurait permis d'approfondir les protagonistes et de rendre donc l'histoire plus intéressante et plus complexe. Rien que  le fait d'avoir plusieurs narrateurs aurait rendu ce roman vraiment bien meilleur !

Ajoutons à cela que la romance est mal amenée et sans surprise. On la voit arriver à cent mille kilomètres tellement c'est déjà-vu... Il n'y a aucune alchimie, aucune profondeur, et cette romance semble être là pour être là, parce qu'il en faut bien une. Ce n'est que du decorum. Qui plus est, l'héroïne et le garçon concerné manquent affreusement de charisme.
Alors que juste à côté, deux personnages secondaires, même en étant à l'arrière-plan, partageaient une histoire avec potentiellement plus de profondeur et de complexité. C'est eux qu'il aurait fallu mettre en avant, car leur superbe potentiel est totalement gâché par leur mise au second plan. À cause de l'unique point de vue d'Eden, ils n'ont aucune place dans le récit et c'est pour moi la seconde grosse erreur du roman.

Le plus gros coup de massue est arrivé alors que je parvenais enfin presque au bout du roman. C'est à ce moment-là que j'ai appris, par hasard, qu'en fait  je ne lisais pas le premier tome d'une saga. Je ne sais pas pourquoi je pensais d'office qu'il y aurait une suite, mais apprendre ça après la lutte que cette lecture a été pour moi m'a complètement bloqué. Jusqu'à ce que j'apprenne ça, je lisais quand même avec l'idée qu'éventuellement une suite pourrait corriger au moins une partie des défauts. Sauf que non. Ce roman m'apparaît donc d'autant plus incomplet, notamment et surtout dans le traitement des personnages. Or, si je peux accepter une histoire moyenne avec de très bons personnages, l'inverse est pour moi impensable. Les protagonistes sont l'âme d'une histoire.

Du côté de l'intrigue,  ce fut une grosse déception également. C'est finalement très terre à terre et je m'attendais à autre chose, à un univers plus mystérieux. Mais il est finalement uniquement question de nouvelles technologies.
La conclusion est en outre trop précipitée, bâclée. Pour moi, ce n'est pas une fin digne de ce nom, c'est bien trop incomplet.

EN BREF :

Mes attentes n'ont pas été comblées concernant l'intrigue et ce roman regorge de trop de faiblesses pour moi, surtout dans le développement inexistant des personnages. Les rares personnages rayonnant d'un éventuel potentiel sont relégués à l'arrière-plan, à l'instar de tous les autres mis à part l'héroïne et son love interest...


JAUGE DE LA TORTIONNAIRE :


Merci à la collection R de m'avoir permis cette lecture !

samedi 20 mai 2017

Les 100 - Tome 4 : Rébellion

Auteur : Kass Morgan

Édition : R (site)

Pages : 302

Prix : 17,90 €

Public : 15 ans et +

Commander le livre : sur Amazon

Résumé :

À peine les blessures de la guerre fratricide entre les 100 et les Nés-Terre commencent-elles à se refermer qu'une nouvelle menace surgit.
Un groupe inconnu de Terriens illuminés attaque le campement des 100, pillant leurs provisions et kidnappant les meilleurs éléments.
Restés libres mais surpassés en puissance de feu, Clarke, Bellamy et Luke doivent attendre le moment idéale pour sauver Wells, Octavia et Glass des griffes des dangereux fanatiques.
Deux conceptions radicalement différentes de la vie sur Terre s'opposent, et jamais celle des 100 n'a paru si fragile.


L'AVIS DE LA TORTIONNAIRE :


Après ce qui était censé être un ultime tome bâclé et superficiel, et de ce fait très décevant, j'ai été surprise - et ravie - d'apprendre que l'auteur poursuivait finalement sa saga. D'autant que pour moi, cette saga avait largement le potentiel pour s'étendre au-delà d'une trilogie (il n'y a qu'à voir la série télévisée qui part du même univers de base).

J'ai d'abord été satisfaite de constater que l'auteur profitait de son univers aux infinies possibilités. On apprend rapidement - et violemment - l'existence d'une autre communauté de survivants, une communauté très violente. Jusque-là, ça partait bien.

Malheureusement, j'ai très vite déchanté... L'auteur commence par ajouter des tensions sentimentales entre Bellamy et Clarke, des tensions qui m'ont paru n'être présentes que pour remplir le roman dont l'intrigue se révèle finalement plutôt vide.
Puis on s'aperçoit rapidement que la communauté ennemie est finalement minuscule et composée de fanatiques sans but et sans profondeur. Il n'y aucun terreau pour créer des antagonistes complexes, pour étendre l'univers plus loin.
Et le seul membre des 100 qui commençait à avoir un potentiel d'évolution, qui montrait finalement un autre visage qu'on ne lui connaissait pas, est éliminé vite fait bien fait. Un petit mirage vite parti.

Que ce soit à travers ses personnages ou son intrigue, ce tome est très superficiel. Le plus dur est presque toujours esquivé, comme si l'auteur gardait toujours le public visé en tête et souhaitait plaire à la plus grande tranche d'âge, ce qui est dommageable pour le roman. On n'a du coup jamais peur pour les personnages et la résolution des problèmes est trop facile.

Les personnages sont juste les instruments d'une intrigue simpliste qui n'est qu'une petite aventure de plus sans intérêt. J'ai eu l'impression que l'auteur s'était forcé à créer cette intrigue pour surfer sur la série télévisée. Les personnages, qui faisait toute la force de sa saga, passe au second plan. Et les secrets bien gardés du tome 3, dont je regrettais qu'ils n'aient été dévoilés, n'éclatent toujours pas au grand jour à mon grand regret.

EN BREF :

Ce tome 4 est en fin de compte, et je le regrette, inutile. L'intrigue est sans profondeur et les personnages ne sont absolument pas développés. L'auteur n'aura pas su réitérer le succès mérité de son premier tome. Je crois également que, à mes yeux en tout cas, ce tome souffre de la comparaison avec la série que j'aime beaucoup et qui a su faire ce que l'auteur des romans n'a pas su : étendre son univers, durcir le ton et présenter des personnages complexes et en évolution constante. Une grosse déception.


JAUGE DE LA TORTIONNAIRE :


Merci à la collection R pour cette suite !


LA TORTIONNAIRE VOUS EN DIT PLUS...

samedi 15 octobre 2016

La Sirène

Auteur : Kiera Cass

Édition : R (site)

Pages : 342

Prix : 17,90 €

Public : 12 ans et +

Commander le livre : sur Amazon

Résumé :

Kahlen est une Sirène, vouée à servir son maître l'Océan en poussant les humains à la noyade. Pour cela, elle possède une voix fatale à qui a le malheur de l'entendre. Akinli, lui, est un beau et gentil jeune homme, qui incarne tout ce dont Kahlen a toujours rêvé. Tomber amoureux a beau leur faire courir un grave danger à tous les deux, Kahlen ne parvient pas à garder ses distances. Est-elle prête à tout risquer pour écouter son cœur ?


L'AVIS DE LA TORTIONNAIRE :


Au départ je n'étais pas du tout emballée par ce roman sachant que c'était un ancien roman de Kiera Cass auto-édité. Pour moi, ça ne pouvait donc pas être mieux que saga La Sélection qui m'avait déjà fort déçu. Mais - parce qu'il y a un "mais" - j'ai appris sur la toile qu'elle avait en fait totalement retravaillé et réécrit son roman pour cette seconde édition. Alors j'ai plongé.

Malheureusement, dès les premières pages, je n'ai pas été emballée. Le détachement avec lequel l'héroïne prend la mort de sa famille m'a laissé pantoise. Il y a certainement une part de chant des Sirènes dans ce détachement, mais le reste du roman ne le corrige pas.
Sans compter que son rêve ultime m'a vraiment désolée : le mariage. Oui, c'est son rêve, son ambition. Alors, dans un monde utopique qui ne serait donc pas sexiste, c'est un rêve comme un autre. Mais le monde actuel, réel, l'est, et des tas de filles pensent encore que le mariage est la finalité, et des garçons pensent aussi que les filles ne rêvent que de ça. Donc non. On pourrait évoquer l'époque dans laquelle est née Kahlen, mais dans ce cas, après 80 ans de vie au contact humain, ses ambitions auraient dû évoluer. Sans compter que la dernière saga de l'auteur avait aussi pour but un mariage, donc, sans vouloir m'avancer, je pense que ce sont les croyances de l'auteur qui transparaissent trop.
Et justement, l'autre problème concernant l'héroïne, c'est également qu'elle n'évolue pas du tout. Même après 80 ans de vie de Sirène, on retrouve la même jeune fille rencontrée au début. Pour la crédibilité du personnage, on repassera.

Heureusement que l'écriture est fluide et facile à lire parce que ce roman est beaucoup trop mou. Du début à la fin, il ne se passe rien. Pas d'action, pas de suspens. Rien. Pour moi, ce fût l'ennui profond. Le roman suit juste l'introspection de Kahlen, son regard sur le monde, et son béguin éloigné et persistant pour Akinli. La pseudo-tension de fin ne marche pas non plus tellement je me suis sentie détachée de ce roman où l'on ne fait que suivre les états d'âme dépressifs de Kahlen.
En outre, les noms étranges comme Akinli et Kahlen (toujours les héros bizarrement...), il faudrait que l'auteur arrête. À moins d'avoir une explication rationnelle ou d'écrire un roman de fantasy.

La romance aurait pu rattraper le tout, d'autant que j'étais carrément ravie d'apprendre que les personnages étaient âgés de 19 ans (du moins physiquement pour les Sirènes). Cela présageait d'une romance plus mature. Et là encore : pas du tout. Akinli et Kahlen auraient eu 13-14 ans que ça aurait été pareil.
Leurs rencontres sont en plus rares et courtes, ce qui n'aide pas à rendre leur attachement crédible. Que ce soit la romance entre les deux ou l'attachement entre la famille d'Akinli et Kahlen, ça n'a pas de sens. C'est pour moi impossible d'y croire tant leur rencontres sont succinctes et très éloignées les unes des autres (l'histoire se déroule sur au moins un an pour quatre ou cinq rencontres à tout casser).

En outre, en plus d'avoir une présence erratique et relativement rare, Akinli n'a aucun charisme. Je l'aimais bien au début, il est drôle et mignon, mais ça s'arrête là. D'ailleurs, j'ai trouvé assez étrange qu'il se rapproche de Kahlen aussi vite, c'est trop surjoué et au final peu naturel. Et il faut arrêter de croire que rendre un personnage orphelin le rendra plus intéressant. Un personnage vide, qu'il soit orphelin ou non, n'aura pas plus d'intérêt.

Pourtant il y avait de bonnes idées de la part de l'auteur à la base. Le groupe de Sirènes dont fait partie Kahlen a une vraie place dans le récit et se montre soudé. J'aurais d'ailleurs préféré les suivre elles. Les Sirènes partagent une belle relation entre elles et sont de vrais soutiens. Même si l'auteur s'est débrouillé pour rendre Kahlen moins superficielle que les autres, sans doute pour la rendre plus originale, ce qui est agaçant. Car, par le plus grand des hasards, Kahlen est la seule qui ne sort pas (on comprend qu'elle trouve les sorties en boîte de ses sœurs superficielles) et la préférée de l'Océan. Et ça m'a vraiment mis mal à l'aise...

L'Océan en tant qu'entité est aussi une bonne idée originale. On sent l'attachement, la maladresse et la solitude de cet être sans corps. L'auteur n'en fait pas un vrai méchant, l'Océan est beaucoup plus complexe que ça. Et c'est l'un des seuls aspects de ce roman que j'ai réussi à apprécier.

EN BREF :

Comme dans tous ses romans jusqu'à présent, Kiera Cass part sur de bonnes idées mais reste malheureusement toujours en surface, ce qui donne des histoires simplistes. C'est vraiment dommage que le potentiel de ses romans soit sans cesse gâché par ce traitement superficiel... Kiera n'est définitivement pas un auteur pour moi.


JAUGE DE LA TORTIONNAIRE :


Merci à la collection R pour cette lecture !


LA TORTIONNAIRE VOUS EN DIT PLUS...

  • Ce roman est une réécriture complète d'un ancien roman auto-éditée par l'auteur Kiera Cass.

samedi 30 juillet 2016

Les Hathaway - Tome 5 : L'amour l'après-midi

Auteur : Lisa Kleypas

Édition : J'ai lu (site)

Pages : 376

Prix : 6,90 €

Public : Adulte

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Résumé :

Discrète et authentique, Beatrix Hathaway s'est toujours sentie plus à l'aise dans la nature que dans une salle de danse. Si elle a auparavant participé à la saison londonienne, sa beauté classique n'a pas enflammé les beaux partis de la capitale. Désabusée, la jeune femme s'est persuadée que jamais elle ne rencontrerait l'amour. Pourtant, la plus entêtée des sœurs Hathaway devra-t-elle consentir à épouser une homme ordinaire pour éviter le célibat ?


L'AVIS DE LA TORTIONNAIRE :


Attention : risque de spoilers sur les tomes précédents !

Le tome précédent, sur Leo et Marks avait été pas mal du tout, donc j'attendais de cette suite que ce soit tout aussi bon. Même si j'avais pas mal d'appréhensions, n'ayant pas repéré le prétendant de Beatrix dans les tomes précédents (et pour cause, c'est un tout nouveau personnage ! Dommage...) et Beatrix elle-même n'étant pas un personnage qui a su m'intéresser jusqu'ici.

Ce dernier tome de la saga s'attarde donc cette fois-ci sur la jeune Beatrix, qui a bien grandi. Et malheureusement, ce personnage m'a laissé tout au long de la saga relativement indifférente. Elle était mignonne, ni plus ni moins. Et Christopher, son prétendant, n'a pas eu la la chance d'être introduit précédemment, ce qui est fort dommageable et donne à ce dernier tome un désavantage certain.
Pourtant, j'ai eu la surprise de constater que ce roman commençait plutôt bien. Pour une fois (ou presque), l'attirance entre Christopher et Beatrix ne part pas d'abord d'une attirance physique. Les deux personnages se connaissent de vue et ne s'apprécient guère d'ailleurs. Et c'est au travers d'une correspondance qu'ils apprennent à se connaître, sans que Christopher, parti sur le front, ne sache qu'il s'agit de Beatrix. C'est un véritable concours de circonstance qui va les rapprocher et Beatrix va, à sa plus grande surprise, tomber amoureuse de ce nouveau Christopher qu'elle découvre dans ses lettres, un Christopher meurtri par la guerre et bien plus profond qu'elle ne l'imaginait.
C'est un début adorable. Les sentiments naissent réellement, la profondeur est là. Aucune plainte à émettre pour ce début de roman juste parfait.

Puis Christopher revient de la guerre. Et c'est là que le roman a commencé, petit à petit, à beaucoup moins me plaire. Christopher revient changé, traumatisé. Il a trop vu. Certes, c'est tout à fait compréhensible, mais cela n'excuse et n'excusera jamais des menaces de viol ! J'ai été assez choquée à vrai dire. Qu'on puisse en plus essayer de rendre ces menaces "sexy", "viriles"... Ça ne l'est pas et ne le sera jamais.
J'étais par ailleurs en droit d'attendre que Beatrix, une femme libre et avec du tempérament, se rebiffe, mais que nenni ! Elle se conduit comme un chien réclamant l'attention et l'approbation de son maître à tout prix. Consternant. Elle se laisse faire, joue les infirmières, se laisserait violer pour avoir une conversation avec lui et l'aider psychologiquement (je n'invente rien malheureusement...). Je m'attendais à autre chose de sa part... Christopher n'est pas un animal qu'elle tente de soigner, c'est un être humain qui doit aussi prendre sa part de responsabilité. J'ai trouvé ce couple très déséquilibré.
Sans compter que Christopher, en plus de proférer des menaces de viol, a une vision très traditionaliste du mariage : c'est lui le chef ! Il souhaite même - et y parvient - brider les libertés de Beatrix. Et sur ces deux points, Beatrix est d'accord ! Sérieusement ! Elle accepte tout, tant qu'elle peut avoir Christopher... Je reprend l'image, mais vraiment, un petit chien qui bat de la queue devant son maître (c'est mignon quand c'est un chien).

C'est d'autant plus dommage que l'intrigue changeait des autres tomes. Pour une fois, pas de complot ou de trahison, ni d'enlèvement. Juste l'histoire d'un homme qui essaie de se remettre des atrocités de la guerre.

Heureusement, j'ai apprécié de revoir Leo et Catherine, mon duo préféré de cette saga. Catherine reprend Leo dès qu'il a des propos déplacés sur les femmes (je le soupçonne de le faire exprès...). Voilà qui fait plaisir ! Voilà un couple où l'un ne s'est pas écrasé devant l'autre !
Et on aperçoit un duo de personnages pendant à peine quelques pages mais que j'aurais adoré suivre. Bennett et Audrey n'ont droit en effet qu'à quelques lignes, mais ce fut suffisant pour me faire regretter qu'ils n'aient pas leur histoire...

EN BREF :

Je ne termine pas cette saga sur une note positive... Le premier quart du roman est pourtant tout mignon et réussi, mais la suite n'est clairement pas à la hauteur. La relation entre Christopher et Beatrix est extrêmement bancale et les deux personnages m'ont amèrement déçue : Beatrix est étonnamment soumise et Christopher autoritaire à outrance...


JAUGE DE LA TORTIONNAIRE :


LA TORTIONNAIRE VOUS EN DIT PLUS...

mercredi 30 mars 2016

Les Proies

Auteur : Matt de la Peña

Édition : R (site)

Pages : 421

Prix : 17,90 €

Public : 15 ans et +

Commander le livre : sur Amazon

Résumé :

Steward sur un luxueux navire de croisière le temps d'un été, Shy a miraculeusement survécu à un énorme tremblement de terre et au tsunami qui a suivi. Il a également réchappé au virus le plus mortel que l'humanité ait jamais connu.
Lorsque Shy, Carmen, Cireur et Marcus arrivent en vue des côtes californiennes, le calvaire semble toucher à sa fin. Mais c'est sans compter sur les gangs qui ont pris le contrôle d'un État dévasté par le séisme et la maladie : de rescapés, Shy et ses amis deviennent... des proies.


L'AVIS DE LA TORTIONNAIRE :


Attention : risque de spoilers sur le tome précédent !

Le premier tome ayant été une excellente découverte, c'est avec grand enthousiasme que j'avais ouvert ce tome 2. Et je ne m'attendais pas à ça. J'ai été très déçue par la tournure des évènements, et surtout par la fin.

Pourtant, cette suite démarrait relativement bien. On y suit toujours Shy, Cireur, Carmen et Marcus qui cherche à ramener le remède aux autorités et à faire éclater la vérité à propos des origines de la maladie au grand jour.
On découvre donc avec eux ce qu'il est advenu du monde extérieur : c'est la quarantaine, la loi du plus fort règne, les enfants orphelins sont livrés à eux-mêmes et la méfiance s'impose. Bref, c'est une ambiance post-apocalyptique, sombre et violente. Voilà ce qui m'a plu dans cette suite.

Car, malheureusement, plus j'ai avancé dans le récit, plus j'ai été déçue par la tournure des évènements et des personnages. Cependant, il me faut tempérer un peu ma déception, puisqu'elle est certainement très subjective. Rien de ce que j'espérais de cette suite ne se produit.
Addie, un personnage dont j'avais adoré l'évolution, que je trouvais très intéressant et dont j'avais adoré la dynamique avec Shy, est quasi inexistante. C'est dire son importance... Et c'est là une de mes plus grosse déceptions. Cela m'a carrément tué mon plaisir de lecture de constater qu'elle n'est aucunement importante dans le récit et qu'elle est occultée par l'auteur comme s'il voulait s'en débarrasser après l'avoir rendue si intéressante dans le premier tome. C'est exactement comme si l'auteur me présentait une délicieuse glace et me la retirait sous mon nez.
Sans compter, qu'à la place, c'est Carmen qui a la vedette, et n'appréciant pas du tout ce personnage, forcément... Elle mène Shy par le bout du nez (et qu'elle le jette, et qu'elle le reprend, et lui ne dit rien...) et est un personnage trop extrême (le stéréotype de la femme latino en fait) et trop idéalisé par l'auteur et par Shy qui n'a d'yeux que pour elle et passe son temps à vouloir la protéger (comme un vrai Homme, vous voyez...). Bref, je trouve la relation entre Shy et Carmen très malsaine et je ne l'aime tout simplement pas.

Qui plus est, l'auteur ne nous fournit toujours pas de réponses quant à Cireur. C'est tout juste si l'on a des éclairages sur ses activités passées. Le mystère l'entourant devient donc beaucoup plus frustrant et agaçant qu'autre chose. Et la pirouette scénaristique de l'auteur pour garder le mystère à tout jamais m'a vraiment énervée... Tout ça pour ça j'ai envie de dire.
Quant à la fin, ce fût le point d'orgue. Je n'ai rien compris. Ce n'est même pas une conclusion, il semblerait que l'auteur ait voulu opter pour une fin semi-philosophique et conceptuelle. Et ce n'est pas du tout à mon goût.

EN BREF :

Une suite très décevante pour ma part, surtout après un aussi bon premier tome. Mis à part le monde post-apocalyptique décrit, je n'ai rien aimé.


JAUGE DE LA TORTIONNAIRE :


Merci à la collection pour la lecture de cette suite !


LA TORTIONNAIRE VOUS EN DIT PLUS...

  • Chronique du tome précédent :

mardi 9 février 2016

Zombies Panic


Auteur : Kirsty McKay

Édition : Seuil (site)

Pages : 321

Prix : 12,90 €

Public : 15 ans et +

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Résumé :

Quand le car s'est arrêté, à l'heure du déjeuner, Bobby, la nouvelle, et Smitty, le rebelle du lycée, sont restés seuls à l'intérieur. Mais pendant le repas, leurs camarades ont changé. Terriblement changé ! Et ils ont faim ! Bobby et Smitty n'étaient pas amis, mais ils vont devoir s'entendre et unir leurs forces s'ils ne veulent pas être mordus et se métamorphoser, eux aussi, en morts-vivants !


L'AVIS DE LA TORTIONNAIRE :


Le résumé de ce roman m'avait énormément attiré, cela semblait être un roman drôle avec des personnages bien campés jetés au milieu d'une invasion zombie. Franchement, j'ai acheté ce roman sans me poser de questions ! Et bien mal m'en a pris...

Tout d'abord, quand j'ai vu dans le résumé que les quatre personnages principaux étaient décris comme étant un intello, une pimbêche, un rebelle et notre héroïne complètement paumée, je m'attendais à ce que l'auteur casse justement ces stéréotypes, nous fasse découvrir ce qui se cache derrière ces façades, qu'elles nous prouvent que tout un chacun est plus complexe que ce que les apparences le laissent croire. Mais que nenni ! Les personnages ne sont pas du tout approfondis. Ils sont superficiels, sans relief. Et l'auteur n'en a que pour le rebelle au grand cœur et son héroïne, qu'elle fait passer pour les plus héroïques et les seuls personnages censés du coin.

Je suis énormément déçue par le développement inexistant de ces personnages en plastique ! D'autant que l'intrigue reste très simpliste et donc ne peut rattraper cela, si c'était possible...En plus, je m'attendais à ce que la bande présentée devienne amis, se découvre, noue de forts liens pendant cette aventure, mais rien. Aucune émotion dans ce roman.

Je n'ai pas non plus trouvé ce roman spécialement drôle... J'ai senti que l'auteur essayait de me faire rire, mais c'est juste complètement exagéré et irréaliste. Additionné aux personnages cartoonesques, cela ne fonctionne pas du tout.

EN BREF :

Si vous souhaitez lire un roman à l'action non stop, ce roman est fait pour vous. Ça, vous en aurez pour votre argent de ce côté-la. Mais n'en espérez pas plus. Pourtant, avec des personnages complexes et approfondis, l'auteur aurait pu faire un bon roman, dommage...
Et les avis sur le tome 2 m'ont décidé à ne pas continuer cette saga étant donné que les personnages n'évoluent visiblement pas du tout et que l'auteur continue à les traiter de la même manière.


JAUGE DE LA TORTIONNAIRE :


LA TORTIONNAIRE VOUS EN DIT PLUS...

  • Ce livre est le premier tome d'un diptyque.
  • Le tome 2 Les affamés est déjà paru en VF aux éditions Seuil Jeunesse.

jeudi 26 mars 2015

Les brumes d'Avallach

Auteur : Marah Woolf

Édition : Michel Lafon (site)

Pages : 345

Prix : 14,95 €

Public : 15 ans et +

Commander le livre : sur Amazon

Résumé :

Apès le décès de sa mère, Emma, dix-sept ans, quitte les États-Unis pour rejoindre la seule famille qui lui reste sur la petite île de Skye en Écosse. Là-bas, elle rencontre Calum, un étrange jeune homme. Tour à tour prévenant et glacial, il semble cacher un secret inavouable. L'adolescente ignore qu'en se rapprochant de lui elle les met tous les deux en danger de mort...
Emma découvre alors que les inquiétantes légendes des brumeux Highlands sont bien réelles. Et qu'avec Calum ils sont peut-être le dernier espoir de deux mondes que tout oppose.


L'AVIS DE LA TORTIONNAIRE :


Ne me fiant plus vraiment aux résumés, je dois dire que je l'ai à peine survolé avant de décider de lui donner une chance. L’Écosse et la couverture enchanteresse sont ce qui m'a le plus attiré vers le roman finalement.

Et malheureusement, cette fois-ci, le résumé était fidèle au contenu du roman. J'ai trouvé cette histoire beaucoup trop classique pour moi, et j'ai pensé à un Twilight 2.0 à vrai dire. Il faut dire qu'une adolescente qui perd sa mère et vient rejoindre sa famille dans un coin paumé où elle rencontre un beau jeune homme énigmatique a de quoi mettre la puce à l'oreille.

Emma est une héroïne qui aurait pu me plaire, elle est assez simple. Mais la jeune fille qui se pâme devant le beau garçon qui lui bat froid est un schéma qui me met assez hors de moi aujourd'hui (un peu de fierté, que diable !). Une fois de plus, l'héroïne n'essaie pas d'apprendre à connaître son entourage tellement elle est concentrée sur Calum. Elle lui adresse à peine deux mots et et se permet d'être jalouse d'une fille dont il est proche et qui est, je vous laisse deviner, la plus belle fille du lycée forcément, qui est en plus une pimbêche, cela va de soi, et qui va haïr l'héroïne (encore). Bref, ce schéma moult fois répété dans la littérature romantique adolescente ne remporte pas mon adhésion, j'en ai fait une overdose. C'est trop vu et revu, et assez superficiel.

Sans compter que le nombre de fois où l'héroïne regarde Calum dans les yeux et se retrouve incapable de réagir et reste bloquée est incalculable. J'ai fini par en lever les yeux au ciel (ce qui est toujours mauvais signe lorsque je lis). Ce genre d'héroïne passive m'exaspère un peu trop. Tout tourne autour d'elle, elle ne se soucie en plus que de Calum. Les autres, et surtout la mort de sa mère, passant assez inaperçue à ses yeux. C'est d'ailleurs assez évident lorsqu'elle se surprend vers la fin à constater que sa cousine a aussi ses soucis et qu'elle ne s'en était pas rendue compte (mais bon, ça dure deux minutes, et on en revient aux siens).
Sur la fin, l'héroïne fait aussi preuve d'un égoïsme qui m'a surprise. Elle a presque l'air d'une gamine qui fait un caprice ! J'ai été assez décontenancée par ce changement d'attitude venant de sa part, car même si tout tourne autour d'elle, ça n'a jamais été jusqu'à ce point.

L’Écosse magique n'aura pas suffit à me détourner de l’intrigue qui ne m'accrochait pas, tout simplement parce que ce roman tourne quasi uniquement autour du couple de Calum et Emma. Quand l'histoire tourne uniquement autour d'un couple, il faut vraiment que ce soit parfait pour que ça fonctionne avec moi. Or, ça n'a pas été le cas ici.
Et Calum ne m'aura pas séduite non plus. Trop parfait, trop ressemblant à d'autres héros froid et mystérieux. Un passage m'aura particulièrement marqué le concernant : lorsqu'il empêche Emma de sortir de sa tente et va même jusqu'à menacer de l'attacher pour l'en empêcher. Et si Emma tente de faire la fière, elle finit par obéir car il la force physiquement et qu'elle ne peut pas lutter. Alors, c'est certes pour lui sauver la vie, mais cela ne l’excuse en rien, car il aurait pu parler, tout simplement. Un héros qui a un tel ascendant sur une héroïne, je n'apprécie pas du tout. J'aurais bien voulu qu'Emma se batte becs et ongles pour son indépendance.

Personnellement, seules les dernière pages ont vraiment remporté mon adhésion. Et c'est vraiment beaucoup trop tard. Ce qui est dommage car ces dernière pages donne une vision de l'univers plus large et si l'intrigue continue à se développer dans ce sens-là, la suite risque d'être intéressante à suivre.

EN BREF :

Ce fut malheureusement classique jusqu'au bout. J'ai l'impression d'avoir déjà trop lu cette histoire à vrai dire, et de vouloir autre chose de plus profond et complexe, dans les relations et les personnages en particulier. Cependant, ceux qui ne sont pas lassés de ce genre de romance, qui aime ce style d'histoire proche de Twilight ou Les étoiles de Noss Head de Sophie Jomain, y trouveront leur compte, sans nul doute.


JAUGE DE LA TORTIONNAIRE :


Je remercie infiniment l'auteur pour l'envoi de son ouvrage ! Même si je regrette de ne pas avoir apprécié autant que je l'aurais voulu et c'est bien dommage.


LA TORTIONNAIRE VOUS EN DIT PLUS...

  • Ce livre est le premier tome d'une trilogie.

mardi 23 septembre 2014

A kiss in the dark

Auteur : Cat Clarke

Édition : R (site)

Pages : 393

Prix : 17,90 €

Public : 15 ans et +

Commander le livre : sur Amazon

Résumé :

Lorsque Alex et Kate se rencontrent, l'attirance est immédiate.
Il a de l'humour, il est beau et un brin timide : tout ce que Kate recherche chez un petit ami.
Elle est jolie, craquante, avec un irrésistible soupçon de naïveté : Alex ne peut résister à son charme.
L'un des deux cache pourtant un lourd secret qui va non seulement peser sur leur amour naissant, mais aussi menacer leurs vies...


L'AVIS DE LA TORTIONNAIRE :


Malgré que j'avais déjà deviné le nœud de l'affaire rien qu'en lisant le résumé et le titre, il m'aura suffit de la mention "Cat Clarke" pour avoir envie de le lire. Oui, car même si cet auteur a le don de me frustrer au plus haut point avec ses fins, je dois reconnaître la force de ses histoires.

Mais globalement, ce roman contient moins d'émotions fortes, j'ai trouvé l'histoire plus personnelle, plus intime, et le sujet moins "grave" que celui de ses autre romans. Mais c'est mon ressenti personnel bien sûr.

Tout d'abord, le sujet m'a mise vraiment mal à l'aise. Toutes proportions gardées (évidemment, je vais parler nourriture), cela m'a fait penser à toutes ces fois où pour me faire manger un aliment que je refuse d'ingérer (par moralité ou dégoût, bref, c'est MON choix), on m'a menti, et dit en souriant à la fin que j'avais finalement mangé ce que je ne voulais pas. Et j'ai horreur de ça !
Donc, ceci explique cela, je n'ai pas du tout apprécié les agissements d'Alex. Pour moi, Alex fait preuve de malhonnêteté, et ne respecte pas Kate. C'est clair et net. Surtout qu'Alex sait ce qu'il fait dès le départ...

Du coup, j'ai trouvé Alex et Kate beaucoup moins attachants. Ce sont deux personnages qui s'embarquent dans des mensonges plus gros qu'eux. Ils pourraient arrêter le cercle infernal à n'importe quel moment, mais ils préfèrent se voiler la face et s'enfoncent. Ce qui fait que j'ai eu vraiment du mal à les prendre en pitié. Je ne me suis pas du tout attachée à eux au final et n'ont pas vraiment provoqués d'émotions en moi, contrairement aux personnages des autre romans de Cat Clarke.
Je n'ai pas non plus trouvé leur relation attendrissante puisqu'il y avait la présence de trop nombreux stéréotypes sur la différence fille/garçon. Peut-être ai-je mal interprété les propos de l'auteur, peut-être voulait-elle dénoncer cela, mais ça n'a pas marché (la preuve, si je me pose ces questions...). Le garçon taciturne, la fille bavarde, à la chambre rose, qui rêve, est étourdi, mignonne... Et c'est ce côté fi-fille qui attire Alex. Ce genre de trucs a le don de m'agacer au plus haut point.

Les personnages secondaires sont moins importants également, le roman reste très centré sur Alex et Kate. Seul le frère d'Alex prend un peu de place. C'est d'ailleurs la relation entre Alex et son frère qui m'a le plus plu dans ce roman. C'est vraiment très beau, et c'est sans chi-chi qu'on comprend qu'ils s'aiment énormément.

EN BREF :

Je n'ai au final pas retrouvé la force que l'on retrouve habituellement dans les romans de Cat Clarke dans A kiss in the dark malheureusement. Si vous ne devez lire qu'un seul Cat Clarke, je ne vous conseillerais pas celui-ci...


JAUGE DE LA TORTIONNAIRE :


Merci à la collection R pour cette lecture !

mardi 20 mai 2014

Lucides

Auteur : Adrienne Stoltz & Ron Bass

Édition : R (site)

Pages : 373

Prix : 18,90 €

Public : 15 ans et +

Commander le livre : sur Amazon

Résumé :

Sloane, première de sa classe, coule une existence paisible dans une petite ville côtière des États-Unis.
Maggie, jeune fille indépendante, entame une prometteuse carrière d'actrice à New-York.
Tout les sépare, hormis une chose : en dormant, chacune rêve et vit la vit de l'autre jusque dans ses secrets les plus intimes.
Jamais encore leurs chemins ne s'étaient croisés. Jusqu'au jour où Sloane tombe amoureuse d'un garçon...
Laquelle est réelle ? Laquelle n'est qu'un songe ?


L'AVIS DE LA TORTIONNAIRE :


J'ai commencé ce roman sans a priori d'aucune sorte, curieuse de découvrir son contenu. Je n'avais donc pas réellement d'attente particulière. Et malheureusement, entre ce livre et moi, la rencontre ne s'est pas faite...

Dès les premières lignes j'ai plutôt mal démarré puisque la première chose qui m'a traversé l'esprit, c'est que je n'avais RIEN compris malgré plusieurs relectures. Bon, soit, je me suis dit que ça s'éclairerait certainement plus tard, je n'en étais qu'à la toute première page après tout.
J'ai donc poursuivi et rencontré Maggie et Sloane, deux filles qui m'ont paru plutôt intéressantes. Les personnages gravitant autour d'elles étaient en plus sympathiques au premier abord et avaient une personnalité bien définie. Là, ça me semblait plutôt bien partie.

Puis, très vite, le fait de me dire qu'une partie de ce que je lisais n'était peut-être pas réelle est devenue agaçant, pesant. Non, je ne me suis pas amusée à chercher les indices et à faire des suppositions. Au début, oui, mais après, ce doute m'a gâché ma lecture.
D'autant plus que j'ai trouvé que le roman devenait très vite long et mou. Quelques passages sont sympas, des répliques plutôt bien trouvées, mais ça s'arrête là. J'ai eu l'impression que les auteurs meublaient pour rendre leur roman inutilement long. Bien que je sache que ce n'est pas le genre de roman bourré d'action, je me suis ennuyée. Les évènements ne s'emballent que sur la fin, et même là, vu que j'étais toujours autant dans le flou, je n'ai pas réussie à m'intéresser au roman...

Du coup, je suis restée extérieure à l'histoire. Rien ne m'a touchée. Même pas les romances qui me paraissaient bien faciles finalement et les personnages masculins concernés bien trop parfaits.
J'ai juste essayé de le terminer le plus vite possible pour abréger. Et même la fin n'aura pas réussie à remporter mon adhésion. La dernière partie m'a rendue confuse et la fin n'est pas claire pour moi. Je n'aurais même pas eu ça : une fin claire et précise. C'est plutôt le genre à sous-entendre, mais sans qu'on sache si on a vraiment compris dans le bon sens. Surtout qu'on nous laisse certaines choses en suspend...

EN BREF :

Ce mystère gravitant autour du rêve n'était pas pour moi. Surtout quand on me laisse autant dans le flou et l'incompréhension. Ennui et incompréhension furent d'ailleurs les deux maîtres mots durant cette lecture.


JAUGE DE LA TORTIONNAIRE :


Merci à la collection R pour cette lecture !

lundi 14 avril 2014

La Symphonie des Abysses

Auteur : Carina Rozenfeld

Édition : R (site)

Pages : 457

Prix : 17,90 €

Public : 15 ans et +

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Résumé :

VOUS PENSIEZ ÊTRE AU PARADIS ?
Un gigantesque atoll, des plages de sable fin, une eau turquoise...
Un mur infranchissable.
IL VOUS FAUDRA D'ABORD VIVRE EN ENFER :
Article 1 : Tout contact physique, toute marque d'amour sont proscrits.
Article 2 : Il est interdit de chanter, d'écouter ou de faire de la musique.
Article 3 : Quiconque se livrera à ces activités illicites sera mis à mort.


L'AVIS DE LA TORTIONNAIRE :


En dépit de l'impression somme toute moyenne que m'avait laissé le dyptique Phaenix du même auteur, j'ai souhaité me lancer dans ce premier tome. Tout simplement parce que le résumé me bottait bien avec ses airs de dystopie.

Pour commencer, en plongeant dans ce roman, j'ai tout de suite apprécié l'univers que nous propose l'auteur. Un univers qui ressemble fort à un futur très éloigné du nôtre et qui dépeint une société qui enferme l'individu.
Le style de l'auteur parvient d'ailleurs parfaitement à retranscrire le sentiment d'enfermement et d'étouffement d'Abrielle au début du roman, et c'est aussi ce qui a contribué à crée de l'empathie entre moi et l'héroïne. Une héroïne très appréciable, notamment grâce à sa combativité et sa solitude qui créé un lien entre nous, lecteurs, et elle. On a envie de la soutenir.

Mais si le début se lit sans peine, j'avoue avoir commencé à trouver le temps long lorsqu'au bout d'une centaine de pages, je ne constatai pas de vrai changement de situation. Les personnages et la situation étant posés, on n'attend plus que le retournement de situation qui forcera notre héroïne à prendre des mesures radicales. Heureusement, je me suis accrochée, et j'ai bien fait puisque l'action est arrivé peu de temps après que l'ennuie m'ait guetté. Mais très vite, on passe à la deuxième partie...

La seconde partie du roman est consacrée à deux autre personnages provenant d'une société différente de celle d'Abrielle, mais pas plus idéale. Je dois reconnaître que les idées de l'auteur sont originales, bien trouvées, et mènent à réflexion. Elle sont également bien actuelles. Malgré ça, j'ai été bien moins réceptive à l'histoire de Sa et Ca. Ils ont des personnalités moins affirmées qu'Abrielle. Certes, leur histoire est belle, mais elle ne m'a pas touchée. Trop poétique pour moi... Heureusement, ils sont destinés à croiser Abrielle, on le sait.

Pour comparer avec la seule autre saga de l'auteur que j'ai lu, à savoir Phaenix, l'univers a ici bien plus de matière. On en découvre petit à petit un peu plus sur le monde dans lequel évolue les personnages. Par contre, j'avoue avoir été moyennement convaincu par le fait qu'en plusieurs générations, par une seule personne n'ait été voir plus loin que son village, alors qu'en bateau cela me semble assez facile. Ça m'a paru assez peu réaliste... De même que l'histoire de la tigresse et Abrielle que j'ai trouvé un peu trop irréaliste.
J'ai également eu bien trop souvent l'impression que l'histoire devenait par moment trop métaphorique et poétique à mon goût. Particulièrement concernant les mélodies qu'entend l'héroïne dans les bruits de la nature, et les fameuses réminiscences. Je n'ai pas été réceptive à cette poésie (que l'on peut retrouver un peu dans Phaenix par ailleurs, car la musique est de nouveau très importante ici), j'aurais eu besoin d'un côté plus terre-à-terre, plus réaliste.  
Du côté des personnages secondaires, Braden est un personnage si compliqué, toujours entre deux eaux, qu'il m'a beaucoup intéressé. Il est constamment sur un fil, partagé entre devoir, folie, haine, amour. Cette complexité de sentiments est fascinante. Je souhaitais donc plus que tout suivre son évolution. Malheureusement, l'auteur finit par n'en faire qu'un méchant, un personnage qu'on ne peut que détester. Autant dire que ma déception fût grande de ce côté-là (la même que pour Phaenix)... J'aurais apprécié un personnage qui reste en équilibre entre le bien et le mal.
Concernant un autre personnage, je dois avouer avoir été très surprise de sa méchanceté, même si celle-ci part à la base d'une bonne intention cela reste un personnage hypocrite et traître. Certainement celui que j'ai le plus détesté.
Et je n'oublie pas la mère d'Abrielle, l'amour qu'elle porte à sa fille est très émouvant.

EN BREF :

L'univers est plaisant, l'auteur développe de bonnes idées, mais l'histoire devient parfois trop poétique pour moi... Peut-être est-ce le style d'histoire de l'auteur qui ne me convient pas finalement, puisque ce sont ces mêmes travers que je n'ai pas apprécié dans Phaenix au final.


JAUGE DE LA TORTIONNAIRE :


Merci à la collection R pour cette lecture !


LA TORTIONNAIRE VOUS EN DIT PLUS...

  • Ce livre est le premier tome d'un diptyque.
  • Le tome 2 paraîtra en novembre 2014 chez R.

mercredi 8 mai 2013

Le Prince d'été

Auteur : Alaya Dawn Johnson

Édition : R (site)

Pages : 431

Prix : 17,90 €

Public : 15 ans et +

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Résumé :

Sur la côte de ce que l'on appelait jadis le Brésil, ce sont les femmes qui dirigent la légendaire ville-pyramide de Palmares Três. La Reine ne cède le pouvoir à un homme qu'une fois tous les cinq ans, à un Roi d'été dont l'histoire enfièvrera la cité l'espace d'une année.
Pour June Costa, la vie n'est qu'Art. Ses œuvres impressionnent ses professeurs autant que ses camarades. Elle rêve de remporter le prestigieux Trophée de la Reine. Un rêve qu'elle n'avait jamais remis en question... jusqu'à ce qu'elle rencontre Enki.
Fraîchement élu Roi d'été, Enki est le garçon dont tout le monde parle. Mais lorsque June le regarde, elle voit bien au-delà de ses fascinants yeux d'ambre et de sa samba ravageuse : elle reconnaît en lui un artiste total. Follement amoureuse, June décide alors de créer avec lui un chef-d’œuvre qui restera gravé à jamais dans les mémoires.
Mais le temps leur est compté. Car, comme tous les Rois d'été qui l'ont précédé, Enki va devoir être sacrifié.


L'AVIS DE LA TORTIONNAIRE :


Couverture sublime (et qui en plus, après lecture, ne s'avère pas seulement belle, mais aussi très symbolique et fidèle au contenu), résumé emballant, il ne m'en fallait pas plus pour me donner envie de me lancer dans ce roman. Malheureusement, j'ai très vite déchanté car, malgré ses qualités indéniables, ce roman n'a pas été à mon goût. J'ai mis trois semaines à le lire, ça veut tout dire...

La première chose qui m'a marqué, c'est l'univers, original, mais aussi très complexe. Pour ma part, je l'ai trouvé assez difficile à appréhender. Même maintenant que je l'ai terminé, je n'ai toujours pas l'impression d'avoir tout saisi. Et ma lecture très morcelée, due au fait que le roman ne m'accrochait pas, n'a pas aidé non plus.
La politique est facile à comprendre, c'est tout le reste qui m'a posée problème. La ville pyramidale, les différents niveaux, les technologies de communications, la ville-ordinateur, les différents bots, je n'ai rien réussi à visualiser. Pas même la ville elle-même. Trop de choses à assimiler, surtout quand on est sur de la science-fiction aussi originale. Car parfois cela va tellement loin que j'étais juste incapable d'imaginer certaines choses. Mais encore une fois, ma lecture étalée sur près de trois semaines y est aussi sûrement pour quelque chose.

Parallèlement à l'univers, l'intrigue aborde beaucoup de sujets différents. Cela en fait un roman assez dense, alors qu'il y a pourtant peu de grandes actions finalement. Toujours est-il que l'intrigue est quand même plus facile à suivre que l'univers.

C'est ensuite l'atmosphère du roman qui m'a mise mal à l'aise. J'ai senti dans ce monde futur une mélancolie et un désespoir latents qui m'ont rendue la lecture très pesante. On a quelques bribes d'informations sur le monde extérieur (très peu malheureusement, et les catastrophes qui ont modifié le monde ne sont pas non plus très détaillées), et on se rend compte que l'humanité est presque finie à ce stade. Finie de façon assez horrible, puisqu'on est toujours là sans l'être. C'est glaçant, sans espoir.

Les personnages ne m'auront pas non plus permis de me passionner pour cette histoire. La narratrice, June, est immature et opportuniste. Franchement, il y a des moments où je lui aurai bien botté les fesses à celle-là. Elle traite sa mère de façon juste horrible, alors qu'à côté de ça, elle idéalise - voire met carrément sur un piédestal - son père. Un père qui a pourtant passé son temps à lui faire sentir sa déception à l'idée que June ne soit pas faite pour la musique, et qui visiblement n'aimait pas assez sa fille pour avoir envie de la voir grandir. C'est juste aberrant. Surtout que sa mère et même sa belle-mère la soutiennent inconditionnellement, parfois de manière maladroite il est vrai, mais June est prompte à tout prendre de travers venant d'elles. Et elle juge trop vite les gens sur des critères superficiels, on croirait parfois voir de la jalousie voire de l'aigreur.
Le fait qu'elle règle le "problème" de sa virginité à 13 ans m'a un peu laissée sur les fesses aussi (pour être polie). Ce n'est pas tant l'âge qui m'a choquée (dans leur société, le sexe n'est pas tabou, tout est très libéré, je peux comprendre), c'est le fait qu'elle qualifie sa virginité de "problème". Qu'on brise les normes, O.K, je suis à fond pour, car il n'y a pas de normes préétablies pour moi et chacun devrait pouvoir vivre comme il l'entend sans être jugé (tant qu'on respecte les autres). Mais si on brise une norme pour en créer au final une autre, là c'est non. Après, vous allez me dire que je m'emballe pour une malheureuse phrase, et c'est pas faux.
Quant à sa vision de l'Art, elle n'aura pas su me toucher. C'était too much. Pour moi, transgresser les règles, ce n'est pas faire de l'Art, c'est juste être un artiste pseudo-rebelle. Heureusement, au fil de l'histoire, June mûrit de plus grands idéaux.
Alors, c'est sûr qu'avec tout ça, vous avez compris qu'on n'a pas affaire à une héroïne idéalisée, ce qui pourrait convenir à des lecteurs. Personnellement, je ne me suis pas du tout attachée à elle, et vu que c'est la narratrice, ça a aussi contribué à ma non-immersion dans ce roman.

Enki ne m'aura pas séduite du tout non plus, car son personnage est beaucoup trop éthéré, frivole, libertin, inconscient. Il est complètement insaisissable, incompréhensible. Rares sont les moments où transparaît son humanité (et c'est dommage, car ces moments sont beaucoup plus appréciables). De plus, je n'ai pas du tout aimé ce doute permanent sur ses sentiments. On ne sait pas démêler ce que ressent réellement Enki, et ce jusqu'à la fin, ce qui donne un simili triangle amoureux jamais vraiment résolu au final.

Après, il y a quand même quelques aspects du roman qui m'ont plu. Notamment le fait d'avoir affaire à une société matriarcale. On est tellement ancré, malgré de notables évolutions, dans une société ultra-patriarcale, que ça fait du bien de lire l'inverse (même si je ne suis pour la domination d'aucun sexe sur l'autre).
Le deuxième point concernent les personnages de Bebel, qui est une chouette fille ; la mère et la belle-mère de June qu'elles aiment inconditionnellement, et c'est tout à leur honneur ; et l'ambassadeur de Tokyo 10, un homme que je trouvais détestable au début, mais plus on le connaît, plus il est touchant. Uniquement des personnages que June méprisait et qui ont pourtant un grand cœur, ça explique mon antipathie pour elle...
Autre point que j'ai apprécié, c'est le fait que l'homosexualité soit abordée sans tabou par l'auteur. Elle est considérée comme normale dans cet univers et l'auteur n'en fait pas une affaire d'état. Elle fait vraiment partie du paysage. On n'en parle même pas en fait, c'est là, point barre, et personne ne s'en offusque.
Et enfin, j'ai également aimé quelques côtés de la fin. C'est typiquement le genre de conclusion qui donnerait (presque, dans mon cas) envie d'une relecture de certains passages pour en avoir une autre compréhension. En effet, la fin forme une sorte de boucle avec le début.
Il faut aussi avouer que la dernière partie du livre est celle que j'ai préféré. Je ne sais pas si c'est parce que je lisais avec beaucoup moins de pauses (envie de le finir vite ou récit plus passionnant, je ne saurais le dire), mais j'ai trouvé que les évènements allaient plus vite, qu'on était plus dans l'action dans cette partie-là. Et puis les personnages ont une évolution assez positive (June surtout, en même temps, elle avait de la marge...).

EN BREF :

Je reconnais ici un roman de qualité, follement original et osé. Mais en dépit des quelques points positifs pour moi, cela n'a pas suffit à rattraper le reste qui n'était pas à mon goût du tout. En tout cas, si vous voulez lire complètement autre chose que ce qui se fait généralement en littérature jeunes adultes, sautez dessus, vous allez être servi de ce côté-là. Que ce soit côté romance, ou univers, c'est du jamais vu, mais il faut aimer.


JAUGE DE LA TORTIONNAIRE :


Merci à la collection R pour cette lecture !

mercredi 3 avril 2013

Susan Hopper - Tome 1 : Le Parfum perdu

Auteur : Anne Plichota & Cendrine Wolf

Édition : XO Jeunesse (site)

Pages : 387

Prix : 16,90 €

Public : 12 ans et +

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Résumé :

À l'âge de trois ans, Susan a perdu ses parents dans un terrible incendie. De sa mère, il ne lui reste qu'un foulard, toujours mystérieusement imprégné de son parfum.
Après onze longues années passées dans un orphelinat écossais, Susan va croiser le chemin d'Helen Hopper, une femme qui porte le même parfum que sa mère. Dès lors, elle n'a plus qu'une seule obsession : vivre chez les Hopper. Cette famille est faite pour elle et pour personne d'autre ! Les manœuvres de l'adolescente finissent par payer et la vie pourrait devenir simple si Susan ne se réveillait pas chaque nuit dans un inquiétant cimetière où des voix lui ont révélé la terrible malédiction qui pèse sur sa famille.
Accompagnée par Eliot, le fils des Hopper, son grand-père Alfred et Georgette, la facétieuse petite chienne, Susan décide de plonger dans les abysses du passé. Entre son amour pour Eliot, sa conquête de l'affection d'Helen et les démons qui la hantent, pourra-t-elle un jour apprendre à devenir ce qu'elle est vraiment ?


L'AVIS DE LA TORTIONNAIRE :


Ayant apprécié l'autre saga de ces auteurs, Oksa Pollock, qui, même si elle n'est pas extraordinaire, est bien sympathique (j'en ai lu cinq tomes quand même, c'est donc qu'elle me plaît), j'ai voulu tenter leur nouvelle saga, pensant retrouver ce que j'aimais justement dans Oksa Pollock. Et malheureusement, je n'ai pas adhéré à cette nouvelle histoire.

Dès le début, on peut se rendre compte que l'atmosphère est sombre, presque dérangeante, malsaine. Ç'aurait pu donner un excellent roman et cette atmosphère plus mature plaira sans doute à des lecteurs.

Seulement, j'ai très mal démarré avec l'héroïne, Susan. Elle n'a peur de rien (elle le dit elle-même, je n'invente pas) et est prête à tout pour atteindre ses objectifs, même à être méchante et cruelle envers des personnes innocentes. Et j'ai horreur de ça. Elle blesse moralement, physiquement, et a visiblement même tué des animaux également. C'est carrément trop pour moi. Je veux bien d'une héroïne imparfaite, tant qu'elle reste un minimum attachante. Là, je l'ai détestée dès les premières pages. Comment apprécié ma lecture quand la majorité de l'histoire reste de son point de vue à ce stade ? J'ai espéré des explications sur son comportement. Des explications valables j'entends. Alors, oui, il y en a quelques unes, et elle a aussi la décence d'avoir quelques remords sur certaines de ses actions et de faire des excuses. Mais le mal est fait. Et puis, est-ce assez pour l'excuser de tout ? Certainement pas.
Et quand elle a en plus le toupet de donner des leçons de savoir-vivre, c'est le pompon ! Je pense notamment au moment où elle en veut aux personnes qui regardent, intrigués, la combinaison protectrice d'Eliot, atteint d'une maladie rare. Ça sort de l'ordinaire, c'est limite un réflexe de regarder sans y penser. Tant que ce n'est pas insistant et accompagné de méchanceté, je ne vois pas le mal. Il y a un moment où il faut arrêter de voir le mal partout. Et pour pouvoir ne pas regarder, il faut justement avoir vu hein.
Pour finir, le coup de l'orpheline fragile qui s'est construit une carapace de dure n'aura pas réussi à me faire apprécier l'héroïne. De plus la narration à la troisième personne alliée à une écriture que j'ai trouvé plutôt froide et sans identité, donnent en plus une trop grande distance entre le lecteur et Susan, ce qui n'aide pas du tout à s'y attacher.

J'aurais pu espérer m'attacher aux personnages secondaires dans ce cas. Peine perdue. Ils m'ont laissé complètement indifférente.
Le grand-père, Alfred, est un personnage bien trop caricatural voire déjà-vu. C'est l'archétype même du vieux fou excentrique. À ceci près qu'il est plutôt cartésien.
Eliot, quant à lui, est plat, fade, banal. Gus, de la saga Oksa Pollock, bien qu'étant lui aussi un garçon tout ce qu'il y a de plus banal, est nettement plus intéressant qu'Eliot. Sa personnalité est plus travaillée, plus complexe, tout simplement plus humaine. Et le fait qu'Eliot ait une maladie rare ne peut en aucun cas le rendre plus intéressant à mes yeux. Je vais peut-être paraître cruelle, mais c'est la personnalité qui compte avant tout, et force m'a été de constater qu'il n'en a pas.

Et c'est à cause des personnages que des moments qui auraient pu m'émouvoir ne m'ont pas touchée le moins du monde. Je pense par exemple aux fragilités de Susan dûes à son passé difficile. 
Pourtant, la relation fille adoptive/mère adoptive entre Helen et Susan avait du potentiel. C'est une relation tout en retenue, ce que j'ai apprécié. Vu leur personnalité, cela ne pouvait pas en être autrement. Par ailleurs, Helen est certainement mon personnage favori. Une femme froide qui réussit pourtant à se dépasser pour Susan. Ce sont deux personnages malmenés par la vie (ce n'est qu'une hypothèse concernant Helen) qui se sont trouvés et tentent de passer au-delà de leurs difficultés relationnelles pour se rapprocher.

Du côté de l'intrigue, je n'ai rien eu non plus à me mettre sous la dent. Elle est trop légère (dans le sens où elle est simple, car elle n'est pas sans gravité) et n'a pas le côté grandiose qu'on peut trouver dans Oksa Pollock. Les enjeux ne sont pas énormes, le sort du ou d'un monde n'est pas en jeu.
Concernant l'avancement de l'intrigue, je l'ai trouvé bien trop facile. La jeune fille a toujours l'intuition qu'il faut aller à tel endroit. Un endroit où, bien sûr, elle va faire une découverte étrange. Cette méthode pour faire avancer l'intrigue me paraît légère. C'est comme si les auteurs n'avait pas de raisons logiques d'amener Susan à l'endroit où elles voulaient qu'elle aille et ont donc opté pour cette solution.
Finalement, le seul aspect de l'histoire qui m'a vraiment plu, c'est quand on assiste à des évènements passés. Le ton est d'un coup plus mature, plus grave et terrible. Ce qui est un peu paradoxal car les personnages sont, eux, très jeunesse (la chienne qui parle en zozotant, était-ce vraiment nécessaire...?). Et c'est grâce à ces passages plus matures, qui apparaissent à plus de la moitié du roman, que ma lecture a été un peu moins ardue à poursuivre.

L'univers n'aura pas su remporter non plus mon adhésion. On a affaire à une histoire de malédiction relativement banale, sans mythologie particulière. Je ne vois aucun potentiel dans l'univers.

La romance, ou plutôt, le coup de foudre d'Eliot pour Susan ne m'a pas convaincu non plus. Forcément, puisque c'est un coup de foudre justement. Il ne la connaît pas et tombe immédiatement sous son charme. De plus, la romance reste très, très jeunesse, ce qui est normal vu l'âge des protagonistes cela dit. Fort heureusement, la romance n'est pas non plus prédominante.

EN BREF :

Pour continuer ma comparaison avec la saga Oksa Pollock des même auteurs, le premier tome, bien qu'un peu longuet et parfois maladroit, avait nettement plus de potentiel dans ses personnages et son univers que cette nouvelle saga Susan Hopper. J'irais sûrement me spoiler sur les tomes suivants pour savoir si oui ou non je dois poursuivre cette trilogie. Mais pour l'instant, ce n'est pas à l'ordre du jour car je n'en ai pas envie. Néanmoins, pour des lecteurs de 13-14 ans avides d'histoires sombres, cela peut plaire.


JAUGE DE LA TORTIONNAIRE :


Merci aux éditions XO et à Babelio pour cette lecture !


LA TORTIONNAIRE VOUS EN DIT PLUS...

  • Ce livre est le premier tome d'une trilogie.

dimanche 29 juillet 2012

Oksa Pollock - Tome 4 : Les liens maudits

Auteur : Anne Plichota & Cendrine Wolf

Édition : XO (site)

Pages : 380

Prix : 18,50 €

Public : 12 ans et +

Commander le livre : sur Amazon

Résumé :

Oksa vient d'avoir seize ans. Alors que les Deux Mondes sont en plein chaos, elle devient enfin la nouvelle souveraine d'Édéfia, la terre magique de ses origines, et doit rétablir l'équilibre perdu.
Édéfia retrouvée est en bien mauvais état. Grâce à ses pouvoirs, Oksa commence à la restaurer. Mais les Félons - ses ennemis mortels -, Ocious et ses fils l'attendent de pied ferme. Malgré la joie du peuple, ils mettent à feu et à sang les cités pour la capturer. Les combats se multiplient. Aidée des siens, des Sans-Âge et de ses fidèles créatures, Oksa tient bon et s'attelle à ses premières tâches de Gracieuse.
Mais elle est aussi aux prises avec son destin de jeune fille. Qui est vraiment Tugdual, dont elle est de plus en plus amoureuse ? Reverra-t-elle sa mère et Gus, à qui son cœur est si attaché ?
Dans Les liens maudits, les victoires ont un prix. Les liens du sang, les liens du cœur s'entremêlent...
Oksa saura-t-elle faire face ?


L'AVIS DE LA TORTIONNAIRE :


Attention : risque de spoilers sur les tomes précédents !

J'ai mis un temps fou à venir à bout de ce livre ! J'ai eu énormément de mal à reprendre le fil. Je n'étais pas perdue du tout, mais je pense que le lire peu après le tome précédent aurait été mieux pour moi. J'aurais certainement eu moins de difficulté à replonger dans le bain, à me re-passionner pour cette saga.

Au début, j'ai trouvé que la situation d'Édéfia se résolvait trop rapidement. D'un autre côté, les choses deviennent quand même un peu plus sérieuses et Oksa prend son rôle de Gracieuse à bras-le-corps. Mais j'ai quand même eu du mal à avancer. Surtout qu'Oksa finit par avoir tellement de pouvoirs en plus qu'au bout d'un moment on a envie de dire stop. C'est trop.
Je pensais également que la saga deviendrai encore plus passionnante une fois à Édéfia... Mais honnêtement, il ne se passe pas grand chose en fait. On est surtout à la découverte des us et coutumes d'Édéfia malgré la menace des Félons qui pèse sur le monde. Même si Édéfia fait rêver, ça ne suffit pas à passionner.
Et il y a malheureusement toujours ces tirades peu naturelles où un personnage profite d'une réplique pour nous balancer de but en blanc plein d'informations sur l'univers (hyper crédible...). On voit trop que c'est fait pour le lecteur et du coup, ça paraît lourd et maladroit.

Oksa m'a pas mal agacée également à se permettre d'être jalouse de Kukka qui se rapproche de Gus, alors qu'elle-même sort avec Tugdual officiellement quand même... Elle m'a aussi énervé avec sa façon de rester complètement gaga devant Tugdual. Sans compter que voir je ne sais combien de fois l'expression "son regard polaire" à propos de lui m'a soûlée... Oksa nous répète à CHAQUE fois combien il est canon, ténébreux, transperçant, qu'il lui coupe le souffle et blablabla... On a SAISI !
Mais Tugdual a réussi à encore plus m'énerver (au point où j'en étais, ça devenait difficile pourtant...). Il est tellement mis en avant que j'en ai fait une overdose. Il faut dire aussi que j'en ai plus qu'assez de le voir nous jouer son rôle de petit ténébreux teeeeeellement empli de secrets et de doutes... Tugdual est trop cool, trop ténébreux, il sait faire plein de choses (ouah ! Il est trop fooooort !) et il est PARTOUT. Je-n'en-peux-plus ! Et même s'il a le malheur de faire quelque chose mal... eh ben non ! En fait, c'est pas sa faute, le pauvre.
Bref, les auteurs en font trop avec ce personnage que je n'appréciais déjà pas particulièrement, et qui maintenant m'exaspère au plus haut point ! Surtout quand Gus, celui qui a ma préférence, apparaît à peine dans ce tome. Il doit être présent durant maximum dix pages sur la totalité du livre. Le monopole de Tugdual : y en a marre !
Et puis globalement, les personnages autre qu'Oksa et Tugdual sont beaucoup moins présents j'ai trouvé. Quoique le changement de camp d'un certain personnage m'a bien plu, parce que ça lui a apporté une profondeur bienvenue et l'a rendu attachant. Une bien jolie surprise pour ma part.

Et je termine avec une chose qui m'a choquée quand même : Oksa met un temps fou (pratiquement tout le roman quoi) à se dire que si elle tarde trop à agir Gus et sa mère vont trépasser. Ben il était temps ! Personnellement, sachant que le temps leur est compté (et qu'ils vont MOURIR si rien n'est fait je le rappelle - un truc assez définitif quand même hein...), j'aurais pensé à eux en priorité si j'étais Oksa. Mais non, elle, elle se balade, elle découvre, fait sa vie, va les voir via son autre-moi, gère son histoire avec Tugdual, ... Et ce n'est que vers la fin qu'elle se bouge enfin pour faire quelque chose les concernant.

EN BREF :

Ce quatrième tome s'attarde donc sur trop de moments inutiles d'après moi, et l'omniprésence de Tugdual devient insupportable (surtout qu'Oksa ne fait que se pâmer devant lui...). En fait, il n'y a que les cinquante dernières pages qui valent réellement le coup. Le roman y est plus sombre et l'action et les révélations y deviennent décisives.


JAUGE DE LA TORTIONNAIRE :


LA TORTIONNAIRE VOUS EN DIT PLUS...

  • Le tome 5 Félons noirs paraîtra en novembre 2012 chez XO.
  • Chroniques des tomes précédents :

dimanche 27 mai 2012

Idhun - Tome 1 : La Résistance

Auteur : Laura Gallego Garcia

Édition : Bayard Jeunesse (site)

Pages : 512

Prix : 19,90 €

Public : 12 ans et +

Commander le livre : sur Amazon

Résumé :

Le jour où survient la conjonction astrale des trois soleils et des trois lunes, Ashran prend le pouvoir sur Idhun. Un guerrier et un magicien, exilés de cette planète, organisent la Résistance. Leur objectif : renverser Ashran et ses alliés, de redoutables serpents ailés. Or, Ashran a envoyé sur Terre Kirtash, mi homme mi-serpent, en lui donnant pour mission de tuer deux adolescents, Jack et Victoria. Sauvés par la Résistance, ils découvriront qu'un lien mystérieux les unit au monde d'Idhun...


L'AVIS DE LA TORTIONNAIRE :


Si le roman est d'abord très long à démarrer, la trame - bien que classique - et l'univers sont intéressants et travaillés. J'ai beaucoup apprécié les créatures fantastiques, les légendes et la magie. J'ai surtout eu envie de voir la fameuse planète Idhun qui promettait énormément de choses, seulement, on la voit à peine. Je pense qu'il y avait là de quoi faire un roman épique, mais malheureusement trop d'aspects me sont sortis par les yeux et ont gâché une lecture qui aurait pu être agréable.

Au départ, j'ai surtout tiqué sur l'âge des deux héros : de 12 et 13 ans. Je ne m'attendais pas à me retrouver avec des héros aussi jeunes, ce qui m'a un peu déçue je dois dire. Certains passages, et parfois même leur comportement, ne sont pas du tout en adéquation avec leur âge. Personnellement, j'aurais vraiment préféré des héros plus âgés ici. Surtout qu'un garçon qui devient expert à l'épée à l'âge de 13 ans, personnellement, ça me laisse perplexe... Et qu'on m'explique ce que peut trouver un ado de 15 ans à une gamine de 13 ans !

J'ai eu également énormément de mal à m'attacher aux personnages, en particulier à Jack, qui, encore pire, m'a agacé plus qu'autre chose. Il est borné et aveugle (son âge peut expliquer cela, n'empêche que ça m'énerve). Et il prononce les mêmes menaces sans arrêt... Honnêtement, je ne sais pas combien de fois j'ai dû lire la phrase : "Si il fait du mal à Victoria, je le tuerai !" (même si parfois, je l'avoue, on a droit à un changement de pronom pour faire une variante...). J'ai fait une véritable overdose ! On a saisi sérieux !
Quant à Victoria, c'est pour moi une pure Mary Sue. Une fille trop idéalisée et le triangle amoureux autour d'elle finit par être pathétique. Surtout que l'auteur a beau essayer d'en faire une fille forte (effort louable), Victoria finit toujours par se faire sauver et se retrouver dans des situations clichées (utiliser les sentiments d'un des garçons pour elle pour sauver l'autre, par exemple). Et tant que je parle de clichés, la nature des deux héros en est un énorme sur les garçons/filles, et ça m'agace. L'inverse aurait été plus original, moins attendu.

Par ailleurs, quelques aspects m'ont paru assez illogiques. Notamment l'évolution de Kirtash, soudaine et irréaliste. Franchement, un assassin impitoyable qui devient d'un coup romantique sans raison particulière (ou du moins, sans raison valable pour moi), qui pourrait y croire ? Surtout que Kirtash est à croquer et que son côté froid et dangereux ne peut pas laisser de marbre. Du coup je n'en reviens pas du gâchis qu'a fait l'auteur avec ce personnage !
De plus, appeler "Résistance" une petite bande composée de quatre personnes dont deux gamins me paraît assez mal vu. C'est limite risible.

Du coup, quand je suis arrivée à la deuxième partie, qui se déroule après une ellipse de deux ans, je me suis dit que ça ne pouvait être que mieux pour moi. Ils sont plus âgés, les choses vont devenir plus intéressantes. Mais que nenni ! En réalité, c'est peut-être même la pire des deux parties ! Encore une fois, ça manque de crédibilité. Les comportements de Jack et Victoria ne m'ont encore une fois pas paru en accord avec leur âge. On croirait entendre des adultes parfois... Et c'est dommage car avec un VRAI développement et sans tous ces instants surréalistes et ridicules, le roman aurait pu être très bon.
Mais cette seconde partie est axée quasi uniquement sur la romance. Je ne dis pas, me connaissant, ça aurait pu me plaire... si la romance avait été un tant soit peu convaincante ! Les doutes de Victoria entre les deux garçons m'ont fait sortir de mes gonds ! Je crois que je n'ai jamais été aussi expressive face à un livre... et ce n'est pas positif ici...

Les changements de noms dans la deuxième partie font vraiment gadget d'après moi. Ils me paraissent à la fois inutiles et irréalistes. Franchement, notre nom n'est pas la première chose à laquelle on pense dans des situations pareilles !
De même, j'ai bondi quand l'un des personnages se souvient parfaitement d'un évènement survenu alors qu'il avait à peine 2 ans. Mais WTF ?! Nos réels souvenirs ne peuvent remonter qu'à l'âge de 3 ans voire 2 ans et demi. Et encore, sous forme d'image et sûrement pas d'un souvenir foisonnant de détails et aussi net (si quelqu'un s'y connaît mieux que moi, ne vous gênez pas pour m'éclaircir).
Et quand en plus on apprend que l'un des personnages (dont je tairais le nom pour ne pas spoiler) devient chanteur de pop-rock, là, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. J'ai beau essayer, je-ne-peux-pas ! C'est d'un ridicule ! J'en suis restée comme deux ronds de flan. Qui peut faire ça ? Et les paroles des chansons... sans commentaires. J'ai l'impression que l'auteur s'est à un moment donné transformée en fan-girl.

Enfin, je termine avec ce qui m'a le plus dégoûtée de ma lecture - et excusez-moi d'avance pour la vulgarité (les enfants, fermez les yeux) - mais Victoria ne se fait pas ch*** ! La petite demoiselle, à peine 14 ans dans les jambes (dans la seconde partie), fréquente deux garçons en même temps, sans foi ni loi. Alors ouais, on nous fait le coup de la culpabilité, mais ça ne la traumatise pas très longtemps finalement. Après, elle trouve ça normal. Mais qu'est-ce que ça m'a énervée ! Oui, je vais sûrement passer pour une vieille conservatrice à l'esprit fermé, mais là, c'est niet ! Ça ne se fait pas ! La vie, c'est aussi faire des choix, des compromis, que ça nous plaise ou non. On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre. Je me demande vraiment quel genre de message ça laisse aux jeunes filles... Et je reste persuadée que si ça avait été un jeune homme dans cette situation, cela serait beaucoup moins bien passé. Personnellement, je réserve le même traitement aux deux cas de figure.

EN BREF :

Avec une romance crédible et - donc - évolutive, une incursion sur Idhun, beaucoup plus de personnages (attachants tant qu'à faire) et un souffle épique, ça aurait pu être une excellente lecture. Car l'intrigue m'a plu et l'univers magique également. Au niveau du style, je n'ai rien à redire, c'est très bon. Et le fait qu'on ait le point de vue de plusieurs personnages m'a beaucoup plu. D'autant que la fin présage du meilleur.
Mais ce tome pose les bases d'un univers qu'on voit à peine, même si on sent qu'il y a de la matière derrière. Et si Victoria persiste à continuer son petit manège et à voguer d'un garçon à l'autre sans une once de culpabilité, je doute de la lire.
Pour finir, sans ce triangle amoureux malsain et ces moments ridicules, j'aurais nettement plus apprécié ma lecture.



JAUGE DE LA TORTIONNAIRE :


LA TORTIONNAIRE VOUS EN DIT PLUS...

  • Ce roman est le premier tome d'une trilogie.
  • Site officiel français de la saga ICI.
  • Le premier tome a a été adapté également en 4 comic books (et je peux vous dire que Kirtash est à tomber par terre !). Pas de traduction française prévue les concernant.
  • Le tome 2 Tríada et le tome 3 Panteón sont déjà disponibles en VO (espagnole).
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